Sans les aides aux réfugiés, la hausse total de l’aide au développement ne serait que de 1,7%. Elle est portée par une progression des aides bilatérales vers les pays les plus pauvre (+4% à 24 milliards de dollars) après plusieurs années de recul. « Les pays ont dû trouver des sommes considérables pour couvrir les coûts d’une crise des réfugiés historique en Europe, et la plupart d’entre eux ont, jusqu’à présent, évité de réorienter l’argent initialement alloué aux programmes de développement. Ces efforts doivent se poursuivre », a commenté le secrétaire général de l’OCDE.
Le Danemark, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède ont dépassé l’objectif des Nations Unies visant à consacrer 0,7% du revenu national brut à l’aide publique au développement. Celle-ci a connu les plus fortes hausses en Grèce (38,7%), Allemagne (27,9%), Autriche (15,4%) ou Suède (36,8%), parmi les pays les plus concernés par l’afflux de migrants, souligne l’OCDE. Sur l’ensemble, les donneurs les plus généreux en volume ont été les États-Unis (-7%), le Royaume-Uni (+3,2%), l’Allemagne, le Japon (+12,4%) et la France (+2,8%).
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