Dans un arrêt accablant lu par son président Moon Hyung-bae, la Cour a estimé que les actions de Yoon avaient «violé les principes fondamentaux de l'État de droit et de la gouvernance démocratique». M. Yoon «ne s’est pas contenté de déclarer la loi martiale, mais a commis des actes qui ont violé la Constitution et la loi, notamment en mobilisant les forces militaires et policières pour empêcher l’Assemblée nationale d’exercer son autorité», a-t-il poursuivi.
«En définitive, les actes inconstitutionnels et illégaux du défendeur trahissent la confiance du peuple et constituent une violation grave de la loi qui ne peut être tolérée du point de vue de la protection de la Constitution», a ajouté la Cour. «Nous prononçons la décision suivante, avec l’accord unanime de tous les juges: (nous) destituons le président Yoon Suk Yeol», a-t-il dit, confirmant la motion de destitution votée par l’Assemblée nationale le 14 décembre. Cette décision signifie le départ immédiat du pouvoir de Yoon Suk Yeol, qui n’était jusqu’à présent que suspendu, et entraînera une élection présidentielle anticipée sous 60 jours. L’ex-président est par ailleurs sous le coup d’un procès pénal pour «insurrection», un crime passible de la peine de mort.
Le chef de l’opposition sud-coréenne Lee Jae-myung a aussitôt salué cette décision de la plus haute instance judiciaire du pays, accusant le président Yoon Suk Yeol d’avoir «menacé le peuple et la démocratie». «L’ancien président Yoon Suk Yeol, qui a détruit la Constitution et menacé le peuple et la démocratie avec les armes à feu et les couteaux que le peuple lui avait confiés, a été destitué», s’est-il réjoui devant la presse. Lee Jae-myung est favori de la présidentielle anticipée qui devra avoir lieu sous 60 jours.
AFP
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