"Le gouvernement bahreïni essaie de faire oublier les violations de droits en l’homme qu`il commet contre ses ressortissants à travers les Jeux de Formule 1, souligne AI qui demande par la même occasion à ce que" le gouvernement bahreïni libère sans condition les prisonniers politiques."
« Derrière les bolides et les tours de circuit menant à la victoire se trouve un gouvernement qui resserre son étau autour du moindre signe de dissidence dans le pays, multipliant les arrestations et les manœuvres d`intimidation et de harcèlement à l`encontre des opposants politiques, de ses détracteurs et des militants. Avec l`érosion alarmante des droits humains survenue à Bahreïn ces dernières années, quiconque ose critiquer les autorités ou demander des réformes prend aujourd`hui le risque d`être sévèrement sanctionné », a déclaré James Lynch, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d`Amnesty International.
« Les modestes réformes introduites après le soulèvement de 2011 ont manifestement échoué à répondre aux espoirs et aux promesses qu`elles avaient suscités en matière de protection et de promotion des droits humains. »
Amnesty International appelle les autorités bahreïnites à célébrer le Grand Prix en libérant immédiatement et sans conditions tous les prisonniers d`opinion détenus uniquement pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions.
Parmi ces prisonniers figurent trois opposants politiques de premier plan : Sheikh Ali Salman, Ebrahim Sharif et Fadhel Abbas Mahdi Mohamed, ainsi que la défenseure des droits humains Zainab Al Khawaja, qui a été arrêtée et placée en détention le 14 mars 2016 avec son bébé, Hadi, afin de purger la peine d`emprisonnement à laquelle elle a été condamnée pour avoir déchiré une photo du roi. D`autres opposants politiques arrêtés en 2011 se trouvent toujours derrière les barreaux.
Tags:






