Les violences sexuelles présumées auraient eu lieu entre 2013 et 2015 dans la préfecture de Kemo, au nord-est de Bangui, en revanche, «le nombre exact et la nature de ces allégations extrêmement troublantes restent à déterminer», précise le document publié mercredi et dont Anadolu a eu connaissance.
Une équipe de l`ONU a été envoyée sur place pour des entretiens avec les victimes et pour recueillir des informations, précise le communiqué.
Lundi, les Nations unies avaient rapporté deux nouveaux cas d`abus sexuels, dont un sur une jeune fille de 14 ans, par des soldats marocains et burundais de la force onusienne Minusca.
Cette nouvelle vague d`abus sexuels sur des mineurs en RCA, s`ajoute à plusieurs scandales, dont un particulièrement retentissant de viols d`enfants commis en 2013 et 2014 et impliquant quatorze soldats français de l`opération Sangaris. Début décembre, la justice française a entendu quatre militaires français.
Mercredi, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian,venu assister, à l`investiture du président centrafricain Faustin Touadéra, élu le 14 février, avait annoncé que "la France va mettre fin en 2016 à Sangaris", estimant "sa mission de restauration de la sécurité accomplie" après plus de deux ans et demi de graves affrontements inter-confessionnels. Le ministre n`a toutefois pas parlé des accusations d`abus sexuels.
En 2015, l`ONU a répertorié 69 cas d`abus sexuels.
Depuis le début de l`année 2016, ce sont plus de 25 cas qui ont été rapportés par l`ONU impliquant surtout des casques bleus de la Minusca (7 cas pour les troupes congolaises).
Le Conseil de sécurité de l`ONU a adopté le 11 mars dernier une résolution, proposée par les Etats-Unis et qui prévoit de rapatrier des contingents entiers de Casques bleus en cas de soupçon d`abus sexuels ou d`exploitation sexuelle.
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