Le texte indique que «l’Etat [syrien] et ses institutions réformées exerceront le contrôle exclusif des armes de guerre» et que les forces étrangères ne doivent jouer aucun rôle en Syrie. Le document mentionne également qu’il est nécessaire «d’empêcher la livraison d’armes et d’argent» aux terroristes, ainsi que toute sorte «d’entraînement, de protection ou de renseignement».
Or, bien que le texte ait été présenté à toutes les parties et prendrait en considération également des suggestions émises par le gouvernement syrien, il ne mentionne à aucun moment le rôle de Bachar el-Assad dans le processus de transition politique en Syrie, ni le futur du président syrien une fois une solution politique trouvée.
La présentation de ce document, qui doit encore être approuvé par toutes les parties impliquées dans le processus de paix en Syrie ou servir comme base aux futures négociations prévues pour le 9 avril, intervient après la rencontre de Sergueï Lavrov et John Kerry à Moscou.
Les chefs des diplomaties russe et américaine se sont entendus sur la transition politique en Syrie et sur l’élaboration d’un projet de constitution prévu pour août. Sergueï Lavrov a souligné que la Russie et les Etats-Unis influenceraient le gouvernement syrien à s’engager dans des «négociations directes» avec l’opposition afin d’accélérer la transition politique pour mettre fin à la guerre.
Le guerre civile en Syrie a commencé en mars 2011 et a fait à ce jour 250 000 victimes, selon les chiffres de l’ONU.
Le cessez-le-feu en Syrie a été adopté en avril 2016 par le Conseil de sécurité de l’ONU suite à un accord entre la Russie et les Etats-Unis, salué par Bachar el-Assad.
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