Les condition des Etats-Unis pour lever les sanctions imposées à la Russie

  17 Mars 2016    Lu: 868
Les condition des Etats-Unis pour lever les sanctions imposées à la Russie
Les sanctions contre la Russie seront maintenues tant que ce pays n’aura pas cessé son emprise sur la Crimée », a déclaré, mercredi, John Kirby, le porte-parole du département d’Etat américain.
En mars 2014, à la suite d’un référendum, la Crimée a été séparée du sol ukrainien avant d’être rattachée à la Russie tandis que l’Ukraine ainsi que ses alliés rejettent ce référendum.

Barak Obama, le président américain a prolongé, il y a 2 semaines, les sanctions contre la Russie pour ce qu’il appelle «ses ingérences en Ukraine ».

Et pourtant, c’est pour la première fois qu’une autorité officielle américaine, à savoir le porte-parole du département d’Etat américain, parle de rendre la Crimée en Ukraine, comme la préalable à la levée des sanctions de l’Occident contre le Russie.

La crise ukrainienne, le soutien de Moscou aux opposants, dans la région du Donbass (Louhansk et Donetsk), à l’Est de l’Ukraine, et le rattachement de la Crimée constituent le prétexte officiel qu’avancent les Etats-Unis, l’UE et certains autres pays comme le Japon, le Canada, l’Australie contre la Russie mais la Russie n’a pas cédé aux pressions de l’Occident mettant plus ou moins l’accent sur sa prise de position envers l’Ukraine qui consiste à garder la Crimée.

La Russie a, pour sa part, imposé des sanctions à l’UE et les autres pays du bloc de l’Ouest.

Les Etats-Unis jouent le principal rôle dans l’encouragement à poursuivre ce processus. En tant que leader de l’Occident, assistés par leurs alliés européens et non-européens, les Etats-Unis ont opté pour une approche hostile envers la Russie et menée de vastes actions pour imposer des restrictions à l’encontre de Moscou. Ces actions sont entreprises dans les domaines politique, économique, sécuritaire et militaires.

La dimension économique de ces actions vise, en imposant des sanctions et affaiblissant l’économie russe, à contraindre le Kremlin à accepter les conditions de l’Occident pour résoudre la crise ukrainienne.

Aux yeux des dirigeants du Kremlin, la Crimée ne faisant jamais réellement partie de l’Ukraine.

La presqu`île est depuis longtemps disputée. Auparavant sous domination ottomane, le khanat de Crimée - reliquat de l`empire mongol - a été annexé à la Russie en 1783 par l`impératrice russe Catherine II. Au milieu du XIXe siècle, Français et Britanniques y envoyèrent même des troupes pour enrayer l`expansionnime russe en mer Noire. Ce n`est que tardivement que la région devient ukrainienne. En 1954, Nikita Khrouchtchev en fait symboliquement cadeau à ce bon élève de l`Union soviétique. Les frontières au sein de l`Union soviétique ne constituent alors que de simples limites administratives.

Pour les dirigeants du kremlin la Crimée fait partie du territoire russe qui avait été injustement séparé& de ce pays. C’est pourquoi les Russe ne songent jamais à la ramener.

Par ailleurs, la Russie n’a pas cédé aux pressions et insiste sur ses prises de position.

Sur ce fond on prévoit que le processus de la confrontation des Etats-Unis avec la Russie se poursuivra.

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