"Il n`y a aucun projet d`étendre les frappes aériennes à la Libye ou d`envoyer des troupes britanniques pour assurer la sécurité en Libye. Il est de ce fait également faux de suggérer que le ministre de la Défense va accepter la moindre contribution britannique cette semaine", écrit-il.
La Commission parlementaire affirmait en effet que le ministre de la Défense allait "accepter une contribution britannique à cette force cette semaine au cours d`une conférence européenne". Cette force internationale aurait, selon elle, pour mission d`entraîner l`armée libyenne et d`assurer la sécurité du nouveau gouvernement.
"Le déploiement préventif de forces militaires britanniques est désormais une question pour la Chambre des Communes", ajoutait Crispin Blunt, demandant une déclaration du ministre devant la chambre basse du parlement sur ce sujet.
Fin février, le ministre de la Défense Michael Fallon avait dit, devant les députés britanniques : "avant de nous engager dans toute opération militaire en Libye, nous devons bien sûr y être invités par le gouvernement libyen et nous impliquerons bien entendu ce parlement". Il avait affirmé que Londres n`avait "pas l`intention de déployer des troupes au sol" et nié la participation de pilotes de la Royal Air Force (RAF) à des opérations dans le ciel de ce pays.
Depuis la chute de son dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est en proie au chaos, déchirée par les violences entre factions armées, une instabilité dont profite le groupe Etat islamique (EI) pour étendre son influence.
Les Occidentaux, inquiets de l`implantation de l`EI à quelques centaines de kilomètres seulement de l`Europe, se disent prêts à contribuer au rétablissement de la sécurité en Libye à condition qu`un gouvernement d`union en fasse la demande.
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