Depuis leurs cellules. Le territoire était prisé par les proxénètes : 50 km de routes départementales entre Nîmes et Avignon difficiles à surveiller par la police. Trois réseaux s`étaient partagés le secteur. Pour éviter de se faire la guerre, des responsables se retrouvaient dans l`hôtel où logeaient les prostituées. Mais les vrais chefs de deux des réseaux géraient tout à distance depuis... leurs cellules de prison en périphérie de Nîmes et Béziers. Une première selon Jean-Marc Droguet, patron de l`office central contre le proxénétisme, qui précise que l`un des "cerveaux" est un ressortissant bulgare, l`autre un ressortissant français. Depuis leurs centres de détention, ils "passaient leurs ordres pour recruter et transporter les jeunes filles, retirer les gains et assurer le contrôle."
Quinze mois d`enquête. Pour casser cette machinerie, il a fallu quinze mois d`enquête. Douze arrestations ont eu lieu en France, d`autres en Roumanie et en Bulgarie. Au total, les policiers ont identifié une trentaine de prostituées qui étaient souvent battues et menacées.
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