Un violent coup de coude. Mercredi, Rakeem Jones, avec un groupe d`amis qui comprenait un musulman, un gay et une femme blanche, avait décidé de se rendre au meeting du candidat milliardaire afin de mener "une expérience sociale". L`objectif ? Crier des slogans anti-Trump et pro-"Black Live matter", du nom d`un mouvement militant en faveur des droits de la communauté noire. Mais repéré par les forces de l`ordre, Rakeem Jones est finalement évacué. C`est lors de sa sortie, escorté par des policiers, qu`il est alors frappé d`un violent coup de coude par un supporter coiffé d`un chapeau de cow-boy surgi d`un rang.
Présenté à un juge en avril. Si Rakeem Jones est plaqué au sol suite au coup, le militant républicain, lui, regagne sa place sans être inquiété. C`était sans compter sur la mobilisation qu`a entraîné la diffusion de la vidéo sur le net. Dès jeudi, sur Twitter, une campagne est lancée afin d`identifier l`agresseur. Interpellé à son domicile, John McGraw a été inculpé pour "agression, voie de fait et trouble à l`ordre public". Il comparaîtra devant un juge en avril, a déclaré jeudi Sean Swaid, porte-parole de la police du comté de Cumberland.
"Etat islamique". Dans une interview rapportée par Inside Edition et apparemment réalisée juste après l`agression dans les travées du meeting, John McGraw fanfaronne sur son geste : "la prochaine fois, nous devrions peut-être le tuer". L`homme de 78 ans ne regrette rien, bien au contraire : "Evidemment que j`ai aimé ça, lui fermer sa grande bouche". Au média qui lui demande pourquoi il a frappé Rakeem Jones, il répond : "on ne sait pas s`il appartient à l`organisation Etat islamique. On ne sait pas qui il est, mais nous savons qu`il n`agit pas comme un Américain. S`il veut être mis dehors, je le mettrai dehors".
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