Admis le 16 février en gastro-entérologie pour des maux de ventre, le patient, originaire de Crémieu, dans l`Isère, devait sortir le 24 février au matin. Mais, ce jour-là, une infirmière l`a retrouvé mort, allongé sur le sol de sa chambre. Un médecin a posé un obstacle médico-légal, obligeant l`hôpital à prévenir la police et le parquet, ce qui n`a été fait que le 1er mars, soit six jours plus tard.
"L`hôpital a quelque chose à cacher"
Quant aux parents du patient, l`hôpital les a informés que leur fils avait quitté l`établissement. Et ils n`ont appris son décès qu`une semaine après par l`intermédiaire de la police. Entre-temps, le corps avait été placé au dépositoire de l`hôpital. "On peut penser que l`hôpital a quelque chose à cacher", a déclaré le procureur de Bourgoin-Jallieu.
"Quelque chose dans ce décès et dans les conditions dans lesquelles il a été géré pose problème", a-t-il ajouté, pointé une "succession d`omissions et de dysfonctionnements". Une autopsie a révélé que le patient était mort d`une embolie pulmonaire. Le parquet envisage d`ordonner une expertise médicale.
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