Le Charlie Hebdo britannique publie une caricature choquante de l`enfant décapité à Moscou

  05 Mars 2016    Lu: 2574
Le Charlie Hebdo britannique publie une caricature choquante de l`enfant décapité à Moscou
Alors que le gouvernement russe a qualifié d`«odieuse» la caricature de l`enfant décapité par sa nourrice à Moscou publié par le magazine britannique «Vive Charlie», ce dernier a expliqué qu`il voulait seulement «défendre la liberté d`expression».
La web-magazine «Vive Charlie», a été créé sur la toile britannique à la suite des attaques terroristes commises en janvier 2015 à Paris sur le siège du célèbre journal satirique «Charlie Hebdo». Dans sa Une, il a récemment caricaturé l`incident sordide survenu à Moscou le 29 février dernier, lorsqu`une femme en hijab a brandi la tête décapitée d`un enfant en pleine rue.

Le dessinateur de la caricature a expliqué au média russe Lifenews que son but était seulement d`«informer les Britanniques de l`horreur qui s`est passée», de «défendre la liberté d`expression» et non «de rire» de la cruauté de cet incident, car selon lui, «personne au Royaume-Uni n`était au courant» de ce dernier avant de voir la caricature.

Mais si le comité de rédaction de «Vive Charlie» espérait remuer la controverse, il a surtout réussi à toucher la sensibilité des internautes russes. «C`est au dessus de tout ! Qui peut publier des choses comme ça ?» dit ainsi un utilisateur de Twitter.

Pour un autre Twittos, la caricature «n`arrive pas à la cheville de la nullité de Charlie-Hebdo» :

Si le caricaturiste a souhaité par ailleurs «apporter ses condoléances à la famille du nourisson assassiné», niant en bloc l`aspect provocateur que pourrait avoir son dessin, il persiste à dire que c`est justement sa caricature qui a attiré l`attention des britanniques sur l`incident.

L`homme affirme que des tirages supplémentaires pourraient sortir prochaînement. En effet pour lui, «tout dépend de la réaction des médias et du public sur la situation. Si les gens continuent à ignorer ce qui est arrivé, nous allons faire de nouvelles caricatures».

Pendant ce temps, la député de la Douma (le parlement russe) Olga Batalina a vu dans la dîte publication des «efforts appuyés pour brouiller les fondements moraux de la société». Elle considère que «les gens doivent réagir négativement à ce genre de dessin, afin qu`à l`avenir, une publication aussi cruelle n`apparaisse pas dans les médias».

La député a ajouté que «le succès potentiel de ce genre de caricature dépend du bon sens des lecteurs. Si ces derniers considèrent que ce genre de moquerie n`est pas acceptable, la probabilité de voir ces dessins dans la presse en sera réduite».

Le 29 février dernier au matin, des passants ont remarqué une femme vêtue d`un hidjab noir près de l`entrée de la station de métro Oktiabrskoïe pole, dans le nord-est de Moscou. Au bout d`un moment, la femme, d`origine ouzbèke comme il s`est avéré par la suite, a extrait un petit objet de son sac - plus tard identifié comme la tête d`un enfant - et a commencé à proférer des menaces terroristes. Quelques instants plus tard, elle était arrêtée par la police.

Peu de temps après, le secrétaire de presse du Kremlin Dmitri Peskov a conseillé aux gens de prendre avec prudence les différentes explications de la femme qui est selon lui atteinte de «schizophrénie démente».


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