Covid-19/USA: le Pentagone assure avoir mis au point une micropuce qui pourrait combattre les épidémies  

  12 Avril 2021    Lu: 1767
Covid-19/USA: le Pentagone assure avoir mis au point une micropuce qui pourrait combattre les épidémies  

Des chercheurs du Pentagone ont également créé un filtre révolutionnaire capable d’éliminer le virus du sang lorsqu'il est attaché à une machine de dialyse

Des chercheurs du Pentagone ont présenté à CBS une micropuce qui détecte le Covid-19 dans l’organisme avant l’apparition de symptômes ainsi qu’un filtre qui peut extraire le virus du sang d’une personne contaminée. Certains pourraient toutefois craindre d'être surveillés par cette puce.

Des chercheurs du Pentagone travaillant au sein d'une unité mise en place lors de la guerre froide ont créé une micropuce à insérer sous la peau qui saurait détecter les infections au Covid-19, ainsi qu’un filtre révolutionnaire capable d’éliminer le virus du sang lorsqu'il est attaché à une machine de dialyse, a indiqué un reportage réalisé par la chaîne de télévision CBS.

L'équipe de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), une agence du département de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et du développement de nouvelles technologies destinées à un usage militaire, travaille depuis des années sur la prévention de la contamination des soldats par des maladies contagieuses et pour les protéger des armes biologiques.

Présentant la micropuce, le Dr Matthew Hepburn, interrogé par la chaîne, a tenu à assurer que le Pentagone ne cherchait pas à suivre chacun des mouvements de la personne pucée, sans pour autant donner plus de détails.

L’implant sous-cutané est actuellement en phase de test avancée, a-t-il fait savoir. Il s’agit d’un petit capteur vert qui doit tester en permanence le sang de son porteur. Il «vous dit qu'il y a des réactions chimiques à l'intérieur du corps et que ce signal signifie que vous allez avoir des symptômes demain», explique le chercheur.

Or, des doutes existent sur le fait que l’armée soit prête à accepter cette nouveauté scientifique. Ainsi, en février dernier, près d'un tiers des soldats avaient refusé de recevoir le vaccin anti-Covid, craignant que celui-ci contienne une micropuce conçue pour les surveiller, rapportait le New York Times.

Un filtre exceptionnel
Une autre invention de l'équipe présentée dans le reportage est un filtre censé éliminer le virus du sang. Il est connecté à une machine de dialyse.

Un traitement expérimental de quatre jours a ainsi été administré à une patiente qui était en soins intensifs avec une défaillance d'organe et un choc septique. Son sang a circulé complètement via la machine et le virus a été éliminé de son sang avant qu’il ne retourne à l'intérieur de son corps, a indiqué le chercheur. En quelques jours, la patiente s'est complètement rétablie, selon lui.

La Food and Drug Administration (FDA, Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) a autorisé l’utilisation d'urgence de ce filtre. Jusqu'à présent, les médecins l'ont utilisé pour traiter près de 300 patients gravement malades, a précisé le responsable.

Étudier les épidémies d’autrefois
Le directeur d’une autre structure du Pentagone, le Joint Pathology Institute, explique à CBS qu’il étudie des échantillons de tissus provenant de soldats et de marins infectés par des agents pathogènes. Comme par exemple des tissus de patients infectés par la grippe espagnole il y a 100 ans. En 2005, une équipe de chercheurs avait réussi à recréer ce virus.

Dr Joel Moncur ajoute que les scientifiques ont même réussi à trouver des survivants et à fabriquer des anticorps contre ce virus mortel qui avait tué, à l’époque, selon différentes estimations, entre 17 et 100 millions de personnes, soit entre 0,9% et 5,3% de la population mondiale. Une substance médicamenteuse a donc été créée et qui peut être utilisée pour prévenir ou traiter cette infection. Les scientifiques ont notamment infecté des animaux de laboratoire avec ce virus mortel de 1918 et les ont guéris.

En utilisant des technologies liées à l'ARN, la DARPA espère pouvoir fabriquer très rapidement un vaccin contre le coronavirus. Lors d’une prochaine épidémie, l'ARN permettrait à des usines de produire des millions de doses par jour, comptent-ils. Les anticorps ARN pourraient arrêter la prochaine épidémie de rhume semblable à celle de Wuhan.

Sputnik


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