« Parfois, moi aussi je désespère. Certaines choses vont trop lentement. Il y a beaucoup d`intérêts contradictoires en Europe », a répondu Angela Merkel à une question d`ARD.
« Mais il est de mon devoir de tout faire pour que l`Europe apporte une réponse collective », a-t-elle insisté.
La chancelière s`est dite déterminée à garder la porte ouverte pour les réfugiés qui veulent se rendre en Allemagne, malgré les réticences croissantes dans son propre camp.
« Il y a tellement de violence et de souffrances à notre porte. Qu`est-ce qui est bon pour l`Allemagne à long terme ? Je crois que c`est préserver l`unité de l`Europe et montrer notre humanité », a-t-elle expliqué.
De moins en moins populaire dans son pays, qui a accueilli 1,1 million de demandeurs d`asile l`an dernier, Angela Merkel espère que les discussions programmées entre les dirigeants européens et la Turquie le 7 mars, puis le sommet européen sur l`immigration des 18-19 mars permettront de sortir l`Europe de l`impasse et de la course au rétablissement des frontières.
Commentant la décision de l`Autriche d`imposer un plafond au nombre de demandeurs d`asile qui peuvent entrer chaque jour sur son territoire, la chancelière a répondu à ceux qui, au sein de son propre parti, l`incitent à faire de même.
« Il n`y a aucune raison de croire que je pourrais résoudre le problème en fermant unilatéralement les frontières », a-t-elle insisté.
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