AzVision.az informe que le Salon de l`agriculture a ouvert ses portes, ce samedi 27 février à Paris. A un peu plus d`un an de l`élection présidentielle,c`est un rendez-vous incontournable. D`ailleurs, il n`était pas encore 7 h du matin ce samedi que François Hollande, à peine revenu d`Uruguay, arpentait déjà ses allées.
Ce samedi matin porte de Versailles, à l`ouverture du Salon de l`agriculture, le président Hollande a essuyé des huées et des sifflets. Des débordements rares à cette heure matinale, dans cette partie du Salon qui n`est pas ouverte au public.
Des éleveurs attendaient le chef de l`Etat à côté de vaches charolaises. Ils portaient des t-shirts noirs sur lesquels était écrit : « Je suis éleveur, je meurs. »
Le dialogue qui a suivi s`est avéré très tendu : « Les aides du gouvernement sont insuffisantes. On va tous crever ! », a-t-on entendu. Des éleveurs, au bord de la crise de nerfs, ont crié : « Hollande démission ! » quand le président de la République s`éloignait.
Hollande propose de revoir une loi de l`époque Sarkozy
« Il y a des pressions qu`il faut exercer ici en France sur la grande distribution », a ensuite déclaré le chef de l`Etat, accusant ce secteur de contribuer à faire chuter les prix payés aux éleveurs. « Une loi a été votée il y a quelques années, elle doit être revue », a-t-il ajouté en référence à la LME de 2008.
Les négociations tarifaires annuelles entre acheteurs et fournisseurs s`achèvent dans deux jours. Des éleveurs ont dénoncé la teneur de ces négociations, accusant la grande distribution de faire pression sur les fournisseurs pour obtenir des baisses de prix.
Selon M. Hollande, « il n`est pas possible, si dans quelques jours il n`y a pas un accord entre les grands distributeurs, et les éleveurs notamment, et les producteur laitiers, (...) de garder cette loi. Elle sera modifiée. Je ne veux pas que ce soient les agriculteurs qui soient le victimes d`organisations qui font pression pour que les prix soient toujours les plus bas. »
Le stand du ministère de l`Agriculture totalement saccagé
Pas de quoi calmer certains agriculteurs pour autant. Plus tard, des heurts ont en effet éclaté lorsque des manifestants ont totalement démonté le stand du ministère de l`Agriculture, où le président n`était pas présent. Des CRS ont dû intervenir pour maîtriser et mettre à l`écart certains protestataires.
Le dispositif de sécurité est impressionnant compte tenu des alertes attentats, explique l`Elysée. Mais au-delà du risque terroriste, c`est bien le secteur agricole, et pas uniquement d`ailleurs, qui agite les esprits. Plusieurs dizaines de manifestants ont continué à manifester leur mécontentement à coups de sifflets.
Visage tendu, mâchoires crispées comme rarement, le président de la République avait l`air certes concentré ce samedi matin, mais très sec également. Un agriculteur qui avait sorti son téléphone à son passage, François Hollande a rétorqué : « Non, cette année pas de photo. »
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