ONU: Violation de l’accord de cessation des hostilités en Syrie peu après son entrée en vigueur
« Entré en vigueur à minuit, l’accord a été violé et par la suite les affrontements se sont arrêtés à Damas et à Deraa », a-t-il dit.
« Il se pourrait qu’il y ait une suspension temporaire de l’accord et le point important consiste à savoir si la situation sera maîtrisée rapidement ou pas, c’est ce qui sera à l’épreuve », a précisé le diplomate onusien.
De Mistura a relevé l’éventualité de recourir à la force militaire. « Ca sera l’ultime solution en cas de violation de l’accord et la réaction sera proportionnée», a-t-il indiqué.
Sur un autre plan, De Mistura a souligné qu’en « l’absence de sérieux problèmes, nous planifions la reprise des négociations le 7 mars prochain ».
« Le premier round des pourparlers se poursuivra trois semaines au terme desquelles nous évaluerons la situation avec les parties syriennes », a-t-il poursuivi.
L’émissaire onusien a, dans ce cadre, annoncé la tenue d’une réunion avec le groupe de travail syrien, demain dimanche, à l’effet d’examiner les problèmes auxquels fait face le groupe et d’évaluer les dispositions de l’accord.
Le conseil de sécurité a entériné, vendredi soir, à l’unanimité, une résolution russo-américaine sur la cessation des hostilités en Syrie et l’autorisation de l’acheminement des aides humanitaires aux populations assiégées.
Entre temps, les affrontements se sont poursuivis dans le Mont Turkmène dans le Nord de Lattaquié, après minuit (samedi) entre les forces du régime de Damas et les unités de l’opposition.
Des sources locales ont indiqué à Anadolu que les forces du régime syrien ont ciblé les positions de l’opposition au Mont Turkmène par des missiles et des obus de mortier tout au long de la journée de vendredi et que ces bombardements ont continue même après minuit.






