Des chèques ou du cash allant de 500 à 1.500 euros
Selon une mécanique bien huilée, les ecclésiastiques étaient joints par téléphone par un interlocuteur se présentant comme un ancien paroissien qui, confronté à des accidents de la vie, se trouvait dans le besoin pour payer son loyer ou sa caution. Pris par les sentiments, les prêtres obtempéraient bien souvent, sans jamais voir le remboursement qui leur était promis.
Les deux hommes ont ainsi réussi à se faire envoyer des chèques ou du cash pour des sommes variant entre 500 et 1.500 euros. « Michel était capable d’adopter cinq voix différentes au téléphone (…). J’observais en douce comment il s’y prenait », a raconté ce mercredi à la barre son complice, Jacky Baudet, ajoutant : « Ces escroqueries, je les faisais par jeu ».
« Se venger » après des abus sexuels
Absent à l’audience, Michel Gosse, déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires, a expliqué qu’il avait entrepris cette vaste escroquerie pour se venger d`abus sexuels qu`il aurait subi dans les années 1960. Jacky Baudet, l’un de ses amis en proie à une sévère addiction au jeu, avait alors repris le système quand son acolyte avait dû être incarcéré.
Deux autres prévenus, poursuivis pour recel, ont été condamnés à six mois de prison avec sursis. Leur rôle consistait à encaisser chèque ou mandats pour reverser l’argent en liquide, contre une commission.
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