1. Les républicains sont « en colère »
Six électeurs conservateurs sur dix sont « en colère », selon un sondage NBC sorti des urnes. « On a installé les républicains à la Chambre, on leur a offert le Sénat, et qu’ont-ils fait ? Rien. Ils ont laissé Obama leur marcher dessus », s’agace Tom.
2. Trump n’est pas un homme politique
61 % des votants veulent un « outsider ». La cote de popularité du Congrès est à 13 %. La fissure, révélée par le succès de Sarah Palin en 2008 puis du Tea party en 2010, s’est transformée en fracture ouverte. « Je préfère confier les clés du budget à un entrepreneur qu’à un homme politique. Regardez nos déficits, il est temps d’essayer une autre approche », souligne Michelle.
3. Il finance sa propre campagne
La réforme du financement électoral a injecté des sommes astronomiques dans la campagne via les « Super PAC », ces organisations politiques qui cherchent à influencer les candidats. « C’est le seul avec Bernie Sanders qui n’accepte pas d’argent des lobbies et de Wall Street. Personne ne le contrôle. Tous les autres sont vendus ou corrompus », accuse J.R..
4. Il ne s’excuse jamais
De nombreux républicains ont dénoncé « la tournée d’excuses » d’Obama, qui a cherché à réparer les relations avec la communauté internationale après les années Bush. « Les courbettes devant le roi d’Arabie Saoudite, ça suffit. Avec Trump, l’Amérique redeviendra un leader », jure Nick.
5. Il exploite parfaitement les médias
La bulle Trump a d’abord été médiatique. Appliquant la règle « Bad publicity is good publicity » (« Il n’y a pas de mauvaise publicité »), le milliardaire a noyé ses 15 adversaires dans la presse grâce à toutes les polémiques. La couverture est négative ? C’est encore mieux : Ty « ne fait pas confiance aux médias », qu’il accuse d’être « trop à gauche ».
6. Son message est simple
Son slogan « Make America great again » (Restaurer la grandeur de l’Amérique »), piqué à Reagan, parle au patriotisme des républicains. Il est vague, certes, mais pas plus que le « Hope and change » d’Obama. Comment obligera-t-il le Mexique à financer son mur ? Peu importe. « C’est un chef d’entreprise. Il s’entourera des bonnes personnes pour faire le boulot », assure encore Michelle.
7. La culture de la gagne est contagieuse
« Winning, winning, winning. » « On gagne partout, on gagne chez les jeunes, chez les hommes, chez les femmes, chez les diplômés et même chez les hispaniques », lance Trump. « Et bientôt, c’est le pays qui va gagner ». « Pendant des années, je me suis enrichi, maintenant, c’est autour de l’Amérique. » Trump vend du rêve. Après l’avoir entendu parler, ses partisans ont les yeux qui brillent.
8. Il assume son populisme.
« I love the poorly educated. » « J’aime les gens sans diplôme », sourit-il. Dans la bouche de n’importe quel autre candidat, cela ferait scandale. Pas chez Trump, qui se met au niveau de la rue. « Et c’est quoi un caucus ? Personne ne sait comment ça fonctionne ! », s’amuse-t-il encore. Avant de flatter ses partisans : « On a les supporteurs les plus intelligents et les plus fidèles, je vous aime. »
9. Il est loin d’être aussi extrême que ses déclarations
Avec ses dérapages récurrents sur l’immigration, il passe pour un candidat d`extrême-droite. Mais il explose pourtant Cruz et Rubio chez les républicains « modérés », avec plus de 55 % des voix. La raison : Trump est plutôt centriste sur des dossiers comme la santé et les impôts. Et il critique régulièrement l’intervention de George W. Bush en Irak.
10. Ses adversaires n’osent pas l’attaquer
Seulement 4 % des 230 millions de dollars récoltés par les Super PAC ont servi à financer des spots de pub négatifs contre Trump. « Ils ont peur de lui », explique un responsable à Politico. Le candidat a déjà menacé de pourrir la vie des donateurs influents ou de les poursuivre en justice. Chez les candidats, Ted Cruz a retiré les gants, et Marco Rubio pourrait bientôt le faire. Mais il est sans doute déjà trop tard. Le train est lancé à toute vitesse. Et toute tentative pour l’arrêter, comme une candidature alternative, pourrait bien faire imploser le parti.
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