La France mène des opérations secrètes en Libye
"Il y a des forces commandos françaises qui dirigent les combats en cours à Benghazi depuis un centre d`opérations sur la base de Benina", a affirmé le Premier ministre Khalifa Ghweil dans un communiqué publié sur le site officiel du gouvernement de Tripoli. Le communiqué, qui a également été lu à la télévision par M. Ghweil, ne comporte aucun autre détail sur ce sujet.
Benghazi, reste la deuxième ville libyenne qui se situe à 1 000 kilomètres de l’Est de Tripoli.
La France procède en Libye à des frappes ponctuelles très ciblées, préparées par des actions discrètes voire secrètes. Elles s’appuient sur des forces spéciales – leur présence, dont Le Monde a eu connaissance, a été repérée dans l’est de la Libye depuis mi-février par des blogueurs spécialisés. Plusieurs sources ont indiqué au Monde que la lutte contre les terroristes pouvait couvrir des opérations clandestines, menées par le service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Les premières engagent la France car leurs soldats, même très discrets, agissent sous l’uniforme. Les secondes sont aussi assurées par des militaires mais restent invisibles.
Un haut responsable de la défense française indique toutefois au Monde : « La dernière chose à faire serait d’intervenir en Libye. Il faut éviter tout engagement militaire ouvert, il faut agir discrètement. »
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a lancé mercredi 24 février une « enquête pour compromission » du secret-défense, après la publication de cet article du Monde faisant état de la présence de forces spéciales françaises et d’agents secrets en Libye.






