Exfiltration. Julie, une Française d`une vingtaine d`années, a ainsi pu s`enfuir de sa ville dans l`Est de la Syrie via ce réseau. Arrivée dans une zone sécurisée, elle a été interrogée par ceux qui l`ont libérée. Europe 1 a obtenu cet enregistrement, dans lequel la jeune femme évoque le jour J de son exfiltration, après des semaines d`attente. "On est parti jusqu`à la voiture. J`étais stressée, j`avais peur de croiser mon mari. Même si je porte le voile intégral, il risqu[ait] de me reconnaître avec mon sac, mes chaussures." Les deux complices passent ensuite des barrages. "Je sa[vais] que si je me fais[ais] attraper, j`[allais] me faire tuer", commente Julie.
"Pas toujours repentis". Désormais revenue en France, la jeune femme est en garde à vue. Les enquêteurs du Renseignement intérieur veulent vérifier qu`elle ne ment pas sur son parcours, qu`elle est bien une jeune convertie enceinte qui a quitté l`Etat islamique à cause d`un mari violent. L`enjeu sécuritaire est immense. Car le problème, d`après une source qui suit ce dossier, c`est que "les djihadistes de retour au pays sont souvent déçus, mais pas toujours repentis".
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