Ce généraliste de la région de Kristianstad (sud), célibataire, avait lié connaissance avec sa victime par internet. Il s`était rendu chez elle à Stockholm une première fois le 10 septembre, puis était revenu deux jours plus tard dans l`intention de l`endormir avec des sédatifs.
Il avait transporté la victime dans un fauteuil roulant jusqu`à sa voiture, pour l`emmener à 550 km de là dans ce que les enquêteurs ont appelé son "bunker": une cellule insonorisée, pourvue d`un lit et de toilettes, fermée par deux épaisses portes à verrouillage électronique, avec l`apparence extérieure d`un abri de jardin.
L`accusation de viol, que l`accusé niait, n`a pas été retenue faute de preuves suffisantes. Mais au vu des faits avérés, la peine reste très sévère pour un tribunal suédois, la victime n`ayant été séquestrée que pendant six jours.
"Le médecin a planifié son crime minutieusement et sur une longue période. De plus il a soumis la victime à de graves risques en lui administrant des médicaments et en la séquestrant dans des conditions très inconfortables dans ce bunker isolé de la lumière et des bruits de l`extérieur", a justifié le tribunal dans un communiqué. "L`intention du médecin était aussi de séquestrer la victime longuement, ce dont il l`avait informée", a-t-il ajouté.
Au début du procès, le tribunal s`était déplacé sur les lieux pour voir les conditions de cette séquestration.
Le médecin avait été confondu quand, se rendant compte que sa victime était recherchée par la police, il l`avait amenée dans un commissariat de Stockholm en lui demandant de raconter qu`elle était partie de son plein gré
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Aucun élément n`a été révélé sur l`identité de cette dernière, qui se rendait au tribunal avec le visage complètement dissimulé et avait obtenu des débats à huis clos.
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