Suède: dix ans de prison pour un médecin qui avait séquestré une femme dans un "bunker"

  23 Février 2016    Lu: 761
Suède: dix ans de prison pour un médecin qui avait séquestré une femme dans un "bunker"
Un médecin suédois qui avait drogué, enlevé et séquestré une femme dans une cellule "minutieusement" préparée pour l`y retenir pendant plusieurs années a été condamné mardi à dix ans de prison.
L`accusé de 38 ans, qui a suscité des comparaisons avec Josef Fritzl, Autrichien qui avait séquestré et violé sa fille pendant 24 ans dans un sous-sol aménagé, n`a obtenu aucune circonstance atténuante auprès du tribunal de Stockholm qui a néanmoins admis l`existence d`un "léger trouble psychiatrique".

Ce généraliste de la région de Kristianstad (sud), célibataire, avait lié connaissance avec sa victime par internet. Il s`était rendu chez elle à Stockholm une première fois le 10 septembre, puis était revenu deux jours plus tard dans l`intention de l`endormir avec des sédatifs.

Il avait transporté la victime dans un fauteuil roulant jusqu`à sa voiture, pour l`emmener à 550 km de là dans ce que les enquêteurs ont appelé son "bunker": une cellule insonorisée, pourvue d`un lit et de toilettes, fermée par deux épaisses portes à verrouillage électronique, avec l`apparence extérieure d`un abri de jardin.

L`accusation de viol, que l`accusé niait, n`a pas été retenue faute de preuves suffisantes. Mais au vu des faits avérés, la peine reste très sévère pour un tribunal suédois, la victime n`ayant été séquestrée que pendant six jours.

"Le médecin a planifié son crime minutieusement et sur une longue période. De plus il a soumis la victime à de graves risques en lui administrant des médicaments et en la séquestrant dans des conditions très inconfortables dans ce bunker isolé de la lumière et des bruits de l`extérieur", a justifié le tribunal dans un communiqué. "L`intention du médecin était aussi de séquestrer la victime longuement, ce dont il l`avait informée", a-t-il ajouté.

Au début du procès, le tribunal s`était déplacé sur les lieux pour voir les conditions de cette séquestration.
Le médecin avait été confondu quand, se rendant compte que sa victime était recherchée par la police, il l`avait amenée dans un commissariat de Stockholm en lui demandant de raconter qu`elle était partie de son plein gré
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Aucun élément n`a été révélé sur l`identité de cette dernière, qui se rendait au tribunal avec le visage complètement dissimulé et avait obtenu des débats à huis clos.

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