Les séquelles apparus sur le corps des blessés des frappes des chasseurs saoudiens contre le Yémen, confirment l`usage, par le régime des Ale Saoud, des armes prohibées contre les civils yéménites. Les médecins yéménites disent ne pas avoir contemplé, jusqu`à présent, de telles lésions et sont d`avis qu`ils découlent de l`usage, par les Saoudien, des armes internationales prohibées.
Abdel Fattah Ahmad, médecin à l`hôpital al-Jomhouri de Sanaa, a déclaré que c`était pour la première fois qu`il voyait de telles brûlures. Il précise que les séquelles de ces brûlures se propagent et s`approfondissent sur le corps.
L`organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch a récemment publié un rapport selon lequel l`Arabie saoudite utiliserait des bombes à sous-munitions dans la guerre au Yémen.
Cent dix-huit pays ont signé -dont 98 ont ratifié- la Convention d`Oslo (2008) interdisant les armes à sous-munitions qui constituent un fléau pour les populations civiles. Ces armes peuvent contenir plusieurs centaines de mini-bombes qui se dispersent sur un vaste périmètre, mais n`explosent pas toutes, se muant de facto en mines antipersonnel qui peuvent être déclenchées au moindre contact, tuant et mutilant pendant et après les conflits."Des sous-munitions fabriquées aux Etats-Unis et récemment transférées (au Yémen) sont utilisées dans des zones civiles", affirme l`organisation de défense des droits de l`Homme dans un communiqué, soulignant que "c`est contraire aux exigences liées aux exportations américaines" et à l`interdiction internationale. L`ONG affirme avoir enquêté sur au moins cinq attaques où ce type de sous-munitions a été utilisé dans quatre provinces du Yémen.
"L`Arabie saoudite et ses partenaires de la coalition, ainsi que leur fournisseur américain, méprisent de manière flagrante les normes internationales selon lesquelles les sous-munitions ne doivent jamais être utilisées, dans n`importe quelle circonstance", a indiqué Steve Goose, directeur à HRW.
La coalition arabe dirigée par l`Arabie saoudite dans cette guerre au Yémen est accusée par des ONG d`avoir «perpétré des crimes de guerre», en ciblant des civils. Des lieux publics très fréquentés ont été ciblés par cette coalition, d`après Amnesty International.
Par ailleurs, la directrice générale de l`Unesco, Irina Bokova, a condmané dans un communiqué, la mort des journalistes yéménites lors des frappes aériennes de l`Arabie. En dénonçant la mort de Monir Hakimi et Homa Saad Hadjira, directeur et employé de la chaîne de télévision yéménite, Mme Bokova a appelé les parties en conflit à assurer la sécurité et protéger la vie des journalistes.
Il y a quelque temps, l`émissaire spécial de l`ONU pour le Yémen, Ismaël Ould Cheikh Ahmed, avait reconnu, dans un rapport remis au Conseil de sécurité de l`ONU, que la destruction massive des hôpitaux et des centres de soins et des silos de produits agro-alimentaires dans les frappes de la coalition menée par l`Arabie avaient précipité le Yémen au bord d`une grave catastrophe humanitaire.
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