Architecture du Moyen Age en Azerbaïdjan

  06 Février 2016    Lu: 2680
Architecture du Moyen Age en Azerbaïdjan

L’Azerbaïdjan est d’une superficie relativement petite par rapport aux autres pays, dans l’Orient islamique. Ceci explique pour une bonne part que lors des différentes périodes historiques, la constitution des différents empires a fait obstacle à la bonne marche des recherches et des réalisations plastiques dans le domaine des arts et de la culture en Azerbaïdjan.

Ainsi, le plus souvent, les chefs-d’œuvre du patrimoine Azerbaïdjanais sont assimilés, dans la littérature scientifique, à une culture d’origine islamique ou persane. Pourtant une histoire de l’art azerbaïdjanaise reste à faire, non seulement du point de vue ethnosocial, c’est à dire d’identité propre, mais aussi quant à l’influence de celle-ci sur d’autres cultures. Des recherches
ont été faites dans ce sens ces dernières années, mais malheureusement, elles n’ont pas eu la reconnaissance qu’elles méritaient au niveau international.

Pourtant l’héritage culturel, depuis le moyen-âge en Azerbaïdjan, est riche et mondialement connu, dans des domaines aussi divers que la littérature, l’art, la musique, le tissage de tapis et d’autres formes d’art décoratif. C’est également le cas dans le domaine de l’architecture et de l’urbanisme dont la contribution au patrimoine mondiale est inestimable.



Un pic de développement de l’urbanisme en Azerbaïdjan au Moyen âge remonte à l’époque des Ilkhanides. C’est durant cette période qu’ont lieu la renaissance et l’élargissement de certaines villes comme Maraga, Tabriz, Salmas, Outchan, Bakou, Derbend, alors que d’autres s’érigent comme Goutloug Balug, Mahmoudabad, Soltanabad, Solthanieh. En se développant et en s’élargissant à grande vitesse, Tabriz devient ainsi une ville centrale du Proche Orient. L’ambassadeur espagnol Clavijo note en 1403 que Tabriz est habitée de 200 mille familles, soit à peu près un million de personnes. Durant cette période, Tabriz est la principale ville commerciale reliant l’Europe et l’Asie. Des voyageurs européens, lors de leur passage à Tabriz au cours du XIV siècle, la considéraient comme la ville la plus riche et la plus grande du monde. L’un d’eux Odortko Pordenone écrivait : «Les chrétiens pense que le Khan reçoit de cette ville plus de ressources financières que le roi français de son royaume». Au terme du développement urbain et des travaux réalisés par Gazan Khan, Tabriz avait toutes les apparences d’une grande capitale. Durant cette période, des centres commerciaux ont été installés devant chacune des six principales portes fortifiées de la ville, pour finir par être reliés entre eux ne faisant qu’un seul grand marché central. De plus, la création d’un centre de recherche et d’éducation Rashidiyyé a fait tenir à Tabriz un rôle culturel considérable dans le monde musulman. La ville de Gazanié qui tenait lieu de ville annexe pour l’administration et le commerce de la ville de Tabriz, en avait fait une ville jumelle. Durant la période des Ilkhanides, Tabriz était devenue un modèle d’urbanisme au moyen-âge. Et grâce à son haut niveau de la production et au développement de l’économie monétaire, le système d’approvisionnement en eau était amélioré, laissant très loin derrière la majestueuse ville arabe du calife.



C’est une distribution efficace de toutes les parties de la ville, la construction de grands complexes architecturaux et de monuments lui conférant une organisation spatiale fonctionnelle et équilibré qui lui ont permis de faire figure de modèle. Au début du XIV siècle, Tabriz était doté d’un plan fonctionnel et structuré, proche des villes modernes cosmoou polycentrique. Cette expérience réussie d’urbanisme pendant la période des Ilkhanides, à Tabriz, s’est propagée plus tard dans les états voisins. Comme l’a noté le chercheur turc Kh. Z. Oulken, cette vision a fait figure d’«idéal et des programmes» d’urbanisme pour les règnes d’Emir Timour et de Shah Abbas.



L’un des principaux apports de l’Azerbaïdjan à l’urbanisme international est la place centrale des villes.A l’origine de l’organisation urbaine de la ville de Tabriz particulièrement fonctionnelle, il y a la création de la place centrale. Cette place était le lieu de diverses manifestations sociales, de rendez-vous et de réunion d’affaires, de défilés militaires et de manœuvres, de fêtes et de cérémonies religieuses, de spectacles ou d’événements sportifs. La place Sahibabad (Sahiboulemr) a été construite sous le règne des Ilkhanides, et développée lors de la période des Séfévides. Elle s’est transformée au fil du temps pour devenir un véritable centreville. On trouvait autour de l’énorme place rectangulaire les centres administratifs, religieux, culturels et commerciaux de Tabriz. Plus tard, les dirigeants safavides ont utilisé ce système de développement urbanistique pour leurs principales capitales, Qazvin et Ispahan. Seule la place Meydāne Shah («place du roi») à Ispahan, nous ait parvenue jusqu’aujourd’hui dans l’intégralité de ce qu’elle était.

Les architectes azerbaïdjanais sont à l’origine de réalisations remarquables dans le domaine de l’architecturale proche-orientale. La mosquée Bleue et la mosquée de Shah Ali à Tabriz sont les reflets emblématiques de cette maîtrise. Pendant la période des Ilkhanides en Azerbaïdjan, c’est ce type de mosquée, dotée de grandes salles de prières entièrement couvertes de voûtes au profil élancé. Un magnifique exemple des prouesses techniques de cette époque est la mosquée d’Alishah, construit par Alishah Hadji Tabrizi dans les années 1311-1324 ans. La superficie totale de la salle de prière y fait presque 2000 m², et les clefs de voûte culminent à plus de 30 mètres. La stabilité structurelle est assurée par des parois latérales d’une épaisseur de 10,4 m. La transformation du balcon par l’ajout de minarets angulaires sur la façade principale fut une innovation architecturale. La mosquée du Shah Ali fut l’un des plus grands complexes religieux du monde islamique. Elle était le prototype de ce type de mosquées au balcon érigées, ceci pendant le règne des Timourides en Asie centrale, en Afghanistan et en Iran, et dont l’influence s’étendait même jusqu’en Egypte. Aujourd’hui, l’un des segments appelés «La forteresse en arc» est devenue le symbole de Tabriz.



Contrairement à la mosquée Alishah, la Mosquée Bleue à Tabriz, construite par l’architecte Ali Hadji Kuchachi en 1465, avait une composition centrale avec un dôme, d’un diamètre de 16,5 mètres.

La partie centrale, de forme de carré, abrite la salle de prière et est entourée sur trois côtés par des galeries. Une salle plus petite, adjacente à ces galeries, a été ajoutée au sud, sur le 4 ième côté. Du point de vue de l’ingénierie et de la fonctionnalité, une telle construction donne de la Mosquée Bleue, un sentiment de perfection architecturale. La décision d’étendre l’espace et le volume intérieur, donne par cette extension une dynamique. Les dômes plus petits qui entourent la grande coupole centrale, et l’érection de minaret aux coins de la façade principale, donnent à la Mosquéeun air d’éloquence triomphal.

Dans l’évolution des mosquées seldjoukides en Azerbaïdjan, la Mosquée Bleue occupe une place digne d’une perle de l’héritage architectural à l’échelle mondiale. Elle a servi de modèle pour la construction de plusieurs autres édifices religieux: la mosquée Djuma, construite par les Moghols en Inde, les mosquées chiites, les mausolées en Irak, ainsi qu’un certain nombre de mosquées en Iran et au Turkestan.



Les mausolées dotés de tours, joyaux de l’architecture mondiale, sont des exemples réussis de cette perpétuation de la mémoire des hommes dans les formes monumentales de l’architecture, phénomène de la période seldjoukide. On trouve ce type de mausolée principalement dans les lieux d’habitations des Turcs oghuz (en Anatolie, en Azerbaïdjan et au Khorasan). La partie supérieure de forme cylindrique, cubique ou prismatique, constitue la structure du mausolée à deux niveaux, couverte d’une coupole. Les architectes azerbaïdjanais ont atteint un haut niveau de perfection dans la construction de ces trois types de mausolées. Le mausolée de Mominé Khatoun à Nakhitchevan, réalisé par l’architecte Adjami en 1186, peut être légitimement reconnu comme étant le plus beau des mausolées avec tours et corps prismatique. Erigé de façon à le rendre accessible à la vue pour une plus grande prestance, il se distingue par sa grande taille d’environ 35 mètres et la complexité de son plan. La tour décaèdre du mausolée Mominé Khatoun faisait figure de structure de soutien parfaite sous forme de construction tectonique. Le corps du mausolée à l’extérieur est également entièrement taillé, faisant apparaître des arabesques et autres ornements épigraphiques.

De même que le rôle joué par Adjami Nakhitchevani dans le développement des mausolées à tours prismatiques fut crucial, de même l’architecte Ahmed Al-Hafiz Nakhitchevani a joué un rôle tout aussi important dans le développement des mausolées à tours cylindriques.L’exemple le plus parfait de la tour cylindrique, parmi les mausolées à tours est «le mausolée Khoudi Khatoun», érigé par Ahmed Nakitchevani dans le village Garabaglar.

Les mausolées à tours étaient le plus souvent couverts de coupoles pyramidales ou coniques.

Ceux couverts de coupoles sphérique et conique ont également connu un développement en Azerbaïdjan. Les plus majestueux et le plus célèbres étaient les mausolées de Gazan et Oldjaytou Khans. Etant la construction principale du complexe caritatif Chanb Gazan, le mausolée de Khan Gazan (Alishah Tabrizi 1297) est aujourd’hui complètement détruit. Mais d’après des sources écrites,on peut avoir une idée de sa structure architecturale. On peut le comparer au Gunbadi Kabous à Gurgan pour son caractère monumental inhabituel.

Le mausolée de Khan Gazan, par sa composition architecturale aboutie et majestueuse a influencé non seulement les mausolées azerbaïdjanais mais ceux d’origine architecturale timourides. Le mausolée de Khan Oldjaytou, fait par l’architecte Alishah Tabrizi dans les années 1305-1309, est un autre exemple réussi, construit suivant les mêmes principes architecturaux, et s’appuyant à la base sur le mausolée de Khan Gazan. Erigé dans la nouvelle capitale des Ilkhanides à Soltanieh, celui-ci se distinguait principalement par sa taille. Le diamètre intérieur de la coupole était de 24,5 m et dont la hauteur culminait à 52 m.

De plus, l’organisation du volume intérieur du mausolée de Khan Oldjhaytou est unique. La finesse des minarets autour de la grande coupole ogivale, situés aux coins d’un corps prismatique renforce son originalité. Cette composition faite de nombreux de minarets était une innovation de premier ordre dans l’architecture islamique.

Les solutions d’ingénierie du mausolée de Khan Oldjaytou en font un monument rare de l’architecture mondiale. En commençant par le scientifique français A. Choisy (XIX siècle), les auteurs des travaux scientifiques sur le patrimoine architectural mondial ont rapporté le caractère unique du mausolée de Khan Oldjhaytou, son architecture extraordinaire. Du point de vue de l’ornementation celui-ci constitue une encyclopédie de cette période - là à lui seul. Comme dans tous les monuments classiques de l’architecture des mausolées, l’architecte, Alishah Tabrizi, a adopté des principes visant à l’harmonisation basés sur une grande rationalité, mais aussi sur la finesse et le raffinement.

Il y a de nombreux exemples de la façon dont le mausolée de khan Oldjhaytou a influencé le développement de l’architecture mondiale comme les mausolées des Timourides au Turkestan, ceux des Grands Mogholes en Inde, du Shah Ahmed Dyurani en Afghanistan (Kandahar XVIII siècle). Mais le principal indicateur de la façon dont l’architecture azerbaïdjanaise s’est portée haut niveau international dans la période des Ilkhanides, faisant figure de révélation, est l’influence des œuvres d’Alishah Tabrizi sur la mosquée‘Salimiya’(Khodja Sinan 1569-1575) en Turquie et sur la cathédrale Santa Maria del Fiore à Florence(Filippo Brunelleschi, 1418 - 1419).

La nature théocratique de l’Etat des séfévides a également plus influencé le développement de l’architecture des monuments commémoratifs. Les souverains séfévides ont fait ériger des mausolées monumentaux sur les tombes des Imams chiites et de leurs descendants, ainsi que sur les leurs et celles de leurs ancêtres, ainsi que sur celles de toutes les personnalités religieuses. Le rôle crucial de ces mausolées était de les transformer en lieu de pèlerinage, influent et rentable. Si dans la forme dynamique des mausolées à tours des Seldjoukides, on pouvait sentir un certain esprit d’héroïsme, dans les mausolées des Séfévides, de par la construction complexe des espaces et des volumes, ce sont des sentiments d’ascétisme et de soufisme qui s’imposent davantage.

Dans le fondement des mausolées monumentaux des séfévides on trouve huit lignes dynamiques, quatre lignes horizontales traversant quatre verticales, et formant neuf carrés dont l’un d’eux est le carré central, les huit autres formant ses extrémités. Symboliquement ce genre de modèle ressemblant au jardin du paradis a donné lieu au schéma de composition des mausolées séfévides.

La conceptualité dans la forme, le symbolisme pénétrant, constitue une force expressive particulière dans l’architecture, alliant une structure parfaite à une ingénierie recherchée. Ceci explique le succès et la propagation de ce modèle architectural au-delà des frontières de l’Azerbaïdjan. Et ceci particulièrement dans des pays où le chiisme était la religion principale, en Iran et en Irak. Mais l’apogée de leur développement et la perfection des mausolées monumentaux des séfévides sont atteintes en Inde, dans l’architecture des Grands Mogholes. Les disciples de l’école d’architecture de Tabriz, comme Aga Mirza Giyas, ayant érigé le mausolée de Houmayoun, s’étaient fait les héritiers des traditions architecturales séfévides. Par la suite, ce mausolée est devenu le prototype du Taj Mahal.

L’idée de revêtir d’or le dôme des mausolées des imams chiites revient à Tahmasib I, Shah des séfévides. Ceci servait à une meilleure identification des dômes avec le soleil. Entre le dôme doré et le turban doré (qizilbash çalma - coiffe des séfévides), il existait une unité de sens et de forme. Les dômes dorés sont conservés encore aujourd’hui, en Iran et en Irak.

La période des Ilkhanides a également été marquée par le développement de l’architecture des palais. Dans les capitales des souverains, beaucoup de complexes de palais ont été construits. Parmi eux, nous pouvons citer comme exemple le palais de Khan Abaga à Shize et le palais d’Adiliya à Shanb Gazan. Construits selon une structure symétrique, avec au centre une salle de réception à côté de laquelle était disposé d’autres locaux, répartis selon l’axe symétrique de la salle circulaire sous forme d’alcôves pour le gouverneur. L’entrée était une sorte de véranda donnant sur la grande piscine. Plus tard, ce genre de palais s’est développé à Tabriz, donnant lieu à des complexes aboutis, doté d’une salle centrale sous la coupole et de pièces d’angles. Le célèbre palais Hesht Behisht notamment (qui signifie huit paradis) a été fait de cette façon. Les principes architecturaux du palais de Khan Abaga a jeté les bases d’un renouveau, visible également dans le palais Çinili Köşk (Istanbul, XV siècle) et ceux des séfévides en Iran (Hesht Behisht à Ispahan, XVI siècle), eux-mêmes ayant pour origine le plan des palais des timourides en Asie Moyenne (Asie Centrale, Moyen Orient). La principale raison de la propagation de ce modèle d’architecture est l’équilibre qu’il permet un équilibre entre praticité, du point de vue fonctionnelle des espaces et du plan, et expressivité, ainsi que le développement intensif des relations culturelles internationales.

Parmi la multitude des palais conservés en Azerbaïdjan, celui des Shahs à Shirvan est l’un des plus aboutis. Le corps du bâtiment principal a été construit au XV siècle durant l’âge d’or des Shahs de Shrivan. C’est non seulement le plus bel exemple de construction de l’école d’architecture de cette ville, mais aussi de l’architecture de pierre en Azerbaïdjan.

C’est sur les hauteurs de la ville qu’il prend place, et constitue ainsi une prouesse technique de la part des architectes, lesquels ont réussi à s’affranchir des contraintes techniques liées à la topographie, non seulement au regard du cahier des charges assurant la fonctionnalité du bâtiment, mais également du point de vue esthétique. Il prend place au milieu d’un complexe de bâtiments ayant des fonctions différentes comprenant le palais, la mosquée, le hammam (salle de bains) et le mausolée lui-même de complexe. Chacun d’eux sont des exemples des formes classiques séculaires et du raffinement artistique atteints au fil des siècles. Ils constituent une composition harmonieuse, aussi bien entre les différents bâtiments, qu’avec le relief sur lequel ils prennent place.

Il est difficile de déterminer l’influence qu’a eue le Palais des Shah de Shirvans. Mais il faut souligner le fait qu’à la limite du XIX – XX siècle, lorsque Bakou a surpris le monde entier par ses réserves de pétroles, le Français Henri Hatier, ayant vu le palais des Shahs des Shirvans, disait: «Pourquoi la gloire des derricks pétroliers doit surpasser la gloire de ces bâtiments historiques. En vérité, l’ensemble de ce palais est une grande école d’arts professionnels.» Le monument le plus beau des monuments architecturaux de la période de Houlagou Khan est l’observatoire de Maragha, construit sous la direction du brillant astronome Nasireddin Tusi en 1259. Le plus grand observatoire du Moyen Age était situé sur une colline près de Maragha. Le complexe des bâtiments occupait une grande superficie de 347m sur 137. Ces édifices étaient regroupés autour d’une bâtisse centrale dit «Günbaz» en azerbaïdjanais, ce qui signifie dôme ou coupole en français. L’observatoire de Maragha est devenu célèbre non seulement pour les recherches scientifiques qu’on y a mené sous la direction de Tusi, mais aussi pour son parti-pris architecturale.

Un éminent mathématicien et astronome du XIV et XV siècle, Kiyassaddin Kashi, nous révèle, dans une lettre à son père, que l’observatoire d’Ulûgh Beg (1394-1449), petit-fils de Timour Lang (Tamerlan), à Samarkand a été construit sur le modèle de celui de Maragha.

Les monuments architecturaux d’Azerbaïdjan attirent l’attention des chercheurs ainsi que des ingénieurs les plus remarquables. La plupart des chercheurs sur l’architecture du Moyen-Orient supposent que l’Azerbaïdjan est le pays d’origine des systèmes de dômes à deux niveaux, c’est-à-dire l’un des principaux systèmes de couverture dans cette région du monde à cette époque. Au cours de périodes diverses, les maîtres Azerbaïdjanais ont insufflé un style nouveau que ce soit en matière d’architecture ou dans différents décors. C’est également le cas dans le domaine de la calligraphie monumentale, devenue l’une des spécialités de l’architecture islamique. Un autre fait confirme la compétence des architectes azerbaïdjanais au Moyen Age, c’est leurs participations de façon active dans tous les travaux de construction de la région à cette époque. La géographie des œuvres s’étend de Berké jusqu’au Caire, de Delhi jusqu’à Sarajevo. L’Azerbaïdjan, a joué, au moyen âge, le rôle d’un des centres les plus influents du Proche-Orient dans le développement de l’architecture du monde musulman.(IRS)


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