Donald Trump a écrit à Bachar al-Assad pour tenter d'obtenir la libération du journaliste américain

  14 Août 2020    Lu: 515
Donald Trump a écrit à Bachar al-Assad pour tenter d Austin Tice a été enlevé il y a huit ans jour pour jour en Syrie. JOSEPH EID / AFP

En mars, le milliardaire républicain avait affirmé que les Etats-Unis avaient «écrit une lettre» aux autorités de Damas, sans préciser qu'il s'agissait d'une missive personnelle au président Assad, dont Washington réclame le départ.

Le président américain Donald Trump a écrit personnellement à son homologue syrien Bachar al-Assad, dont Washington conteste la légitimité, pour tenter d'obtenir la libération du journaliste américain Austin Tice, enlevé il y a huit ans jour pour jour en Syrie.

«Le gouvernement américain a tenté de manière répétée d'échanger avec des responsables syriens pour obtenir la libération d'Austin. Le président Trump a écrit à Bachar al-Assad en mars pour proposer un dialogue direct», a déclaré vendredi le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, dans un communiqué à l'occasion du huitième anniversaire de la disparition du journaliste.

«Plus tôt cette année, j'ai demandé au gouvernement syrien de travailler avec nous pour retrouver et rapatrier Austin. Je renouvelle mon appel pour que la Syrie nous aide à le ramener à la maison», a dit pour sa part Donald Trump dans un autre communiqué, insistant sur la contribution américaine pour éradiquer les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) et apporter une aide humanitaire aux Syriens. «La famille Tice mérite des réponses», a-t-il ajouté. «Nous ne relâcherons pas nos efforts tant que nous n'aurons pas ramené Austin à la maison.»

En mars, le milliardaire républicain avait affirmé que les Etats-Unis avaient «écrit une lettre» aux autorités de Damas, sans préciser qu'il s'agissait d'une missive personnelle au président Assad, dont Washington réclame le départ. Peu d'informations ont été rendues publiques depuis l'enlèvement le 14 août 2012 près de Damas, alors qu'il avait 31 ans, de ce photojournaliste indépendant qui travaillait pour le groupe McClatchy, le Washington Post, CBS, l'Agence France-Presse (AFP) et d'autres médias. En mars, Donald Trump a dit ne pas savoir si Austin Tice était toujours en vie.

«Personne ne doit douter de l'engagement du président à ramener à la maison tous les citoyens américains retenus en otages ou injustement détenus à l'étranger. Cette détermination est plus forte que jamais s'agissant d'Austin Tice», a dit vendredi M. Pompeo, espérant «qu'un communiqué comme celui-ci ne sera pas nécessaire dans un an». Il y a un an, le gouvernement américain avait estimé qu'il était toujours vivant. Sa mère Debra Tice avait redit en janvier détenir des «informations crédibles» en ce sens, sans plus de précisions.

Le journaliste est apparu dans une vidéo en septembre 2012, les yeux bandés. Mais l'identité de ses ravisseurs dans ce pays en guerre - militants radicaux, autorités syriennes ou autres - reste inconnue à ce jour. Les autorités fédérales américaines ont annoncé en 2018 offrir une récompense d'un million de dollars pour toute information permettant de retrouver la trace du photojournaliste. (AFP)


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