Explosion meurtrière de Beyrouth: une troisième démission au gouvernement libanais

  10 Août 2020    Lu: 445
Explosion meurtrière de Beyrouth:  une troisième démission au gouvernement libanais AFP

La ministre libanaise de la Justice, Marie-Claude Najm, a démissionné lundi 10 août.

C'est le troisième membre du gouvernement libanais à le quitter après l'explosion meurtrière du port de Beyrouth, a indiqué un responsable à l'AFP.

«La ministre a remis sa démission», a dit ce responsable du ministère de la Justice. Dimanche, les ministres de l'Information Manal Abdel et de l'Environnement Damianos Kattar ont quitté le gouvernement de Hassan Diab.

Le même jour, lors d'une visioconférence co-organisée par l'ONU et la France pour aider le Liban, 252,7 millions d'euros d'aide -immédiate ou mobilisable à brève échéance - ont été collectés pour porter secours aux victimes de l'énorme déflagration, selon la présidence française. La communauté internationale y a affirmé qu'elle n'allait «pas laisser tomber» le pays du Cèdre, mais exigé que son aide soit «directement» distribuée à la population et qu'une enquête «transparente» soit menée sur les causes de la catastrophe.

La déflagration a fait mardi 4 août 158 morts et 6000 blessés selon un bilan officiel. Une vingtaine de personnes sont toujours portées disparues mais l'espoir s'amenuise de retrouver des survivants, a souligné l'armée. Elle a été causée par 2750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées depuis six ans au port de Beyrouth «sans mesures de précaution», de l'aveu même de Hassan Diab.

Dimanche, sur l'emblématique place des Martyrs, des centaines de manifestants se sont à nouveau rassemblés, brandissant des drapeaux libanais, sur fond de chants patriotiques. Des tentes ont été installées pour distribuer du pain, de l'eau et des repas chauds. Plus tard, sur une avenue menant au Parlement, des manifestants ont jeté des pierres et tiré des feux d'artifice en direction de la police qui a répliqué avec des tirs de lacrymogène, a constaté un correspondant de l'AFP. Les manifestants scandaient «Révolution révolution!», certains tentant d'escalader les imposantes barricades de fer érigées par la police dans le secteur du Parlement.

Le président du Parlement, Nabih Berri, a convoqué une réunion du Parlement jeudi «pour interroger le gouvernement sur le crime qui a frappé la capitale».

afp


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