Il n'existe pas de canal de communication entre le président azerbaïdjanais et Pashinian, Hikmet Hadjiyev

  01 Août 2020    Lu: 1234
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La récente escalade en direction de la région de Tovouz de la frontière azerbaïdjano-arménienne est le résultat d'une provocation arménienne. Avec cette aventure militaire, Erevan officiel s'est fixé un certain nombre d'objectifs. Ils peuvent être conditionnellement divisés en objectifs internes et externes.

C'est ce qu'a déclaré l’assistant du président azerbaïdjanais et chef du Département de la politique étrangère de l’Administration présidentielle, Hikmet Hadjiyev, dans son entretien avec le magazine russe «Défense Nationale».

Le haut responsable azerbaïdjanais a souligné que les objectifs internes étaient liés à l'aggravation de la situation en Arménie dans le contexte des conditions politiques et socio-économiques difficiles et de la situation déplorable liée au coronavirus.

«Comme vous le savez, en 2018, Pashinian est arrivé au pouvoir en faisant des promesses populistes. Mais le temps a montré que son gouvernement était incapable de tenir ces promesses afin de changer la vie dans le pays pour le mieux. La situation liée à la pandémie de COVID-19 a clairement démontré l'inefficacité du gouvernement arménien. Par conséquent, dans un contexte de difficultés croissantes, le gouvernement de Pashinian cherche à détourner l’attention de la population des problèmes internes», a-t-il ajouté.

L’assistant du président a associé l’une des raisons extérieures de la provocation militaire arménienne au grand succès de l’Azerbaïdjan sur la scène internationale.

«Le renforcement des positions internationales de l’Azerbaïdjan, en particulier concernant le conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabakh, ainsi que le soutien à l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan, suscitent l’envie de l’Arménie», a affirmé Hadjiyev. Dans ce contexte, l’Arménie, qui mène une politique destructrice et maintient les territoires azerbaïdjanais sous occupation, cherche à détourner l’attention de la communauté internationale de la situation au Haut-Karabakh et dans d’autres territoires occupés en créant un nouveau foyer de tension, mais cette fois à la frontière entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie.

Avec de telles provocations, Erevan tente de créer une opinion selon laquelle l'Azerbaïdjan attaquerait le territoire arménien et d'entraîner des organisations militaro-politiques, dont il est membre, dans le conflit arméno-azerbaïdjanais, a souligné le haut fonctionnaire.

Il a poursuivi en disant que l'Arménie avait également un objectif de menacer les projets internationaux stratégiques, tels que les oléoducs et les gazoducs, le couloir de transport Est-Ouest.

«Nous pouvons affirmer avec confiance que l'Arménie n'a pas atteint ses objectifs et que sa provocation militaire s'est transformée en un fiasco complet», a noté Hadjiyev.

Il a également déclaré que les opérations militaires avaient d'abord été lancées par les forces armées arméniennes. Le 12 juillet, la partie arménienne, utilisant des pièces d’artillerie, a lancé une attaque contre les positions de l’armée azerbaïdjanaise. Cette attaque a été réprimée par des tirs de représailles.

Le responsable a souligné que l'Azerbaïdjan n'avait pas de plans et d'objectifs militaires à la frontière avec l'Arménie.

«Dans un but de démilitarisation, les gardes-frontières azerbaïdjanais ont été chargés de protéger cette partie de la frontière avec l’Arménie. L'escalade à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan ne répond pas aux intérêts de l'Azerbaïdjan. Au contraire, la création d'un nouveau foyer de tension dans cette section est dans l'intérêt de l'Arménie », a-t-il ajouté.

L’assistant du président azerbaïdjanais a également clarifié l’opinion du Premier ministre arménien Nikol Pashinian selon laquelle Bakou et Erevan ont créé un canal de communication spécial, par lequel, si nécessaire, il peut contacter le dirigeant azerbaïdjanais pour résoudre l’incident militaire.

«Il n'y a pas de canal de communication de ce type entre le président azerbaïdjanais et le premier ministre arménien. Il existe un certain canal de communication entre les représentants autorisés des deux pays. L'expérience a montré qu'en raison de facteurs liés à l'Arménie, ce canal de communication est pratiquement inefficace. En fait, il n'y a personne avec qui rester en contact. Cela prouve une fois de plus que la partie arménienne n'est pas sincère dans ses actions », a-t-il martelé.

Hadjiyev a souligné que lors des affrontements du 12 avril, l’armée azerbaïdjanaise avait pleinement protégé l’intégrité territoriale du pays, assuré l’inviolabilité des frontières et la sécurité des civils. «Nous pensons que ce sera une bonne leçon pour ceux qui rêvent d'une « nouvelle guerre pour de nouveaux territoires ».»

Réitérant l’attachement de l’Azerbaïdjan à une solution politique et diplomatique du conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabakh, Hadjiyev a souligné l’inadmissibilité des «négociations au nom des négociations».

«Pour la résolution du conflit, des négociations substantielles sont nécessaires avec la médiation du Groupe de Minsk de l'OSCE pour discuter des questions liées à la libération des territoires azerbaïdjanais occupés. L'Azerbaïdjan exige le retrait des forces arméniennes d'occupation du Haut-Karabakh et des districts environnants, ainsi que le retour en toute sécurité des personnes déplacées dans leurs terres d'origine. La communauté internationale, à son tour, devrait avertir l’occupant Arménie de l’inadmissibilité de modifier par la force les frontières internationalement reconnues. En conclusion, je voudrais réitérer les positions exprimées par le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev lors de la réunion annuelle du Club de discussion de Valdaï: ««Le Karabakh, c 'est l'Azerbaïdjan et un point d'exclamation!», a conclu Hadjiyev.

Azvision.az


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