L'Allemagne annonce vendredi suspendre le traité d'extradition avec Hong Kong

  31 Juillet 2020    Lu: 323
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Il s'agit d'une réponse à la promulgation par la Chine fin juin, après une vague de manifestations pour les libertés à Hong Kong, de la loi concernant la sécurité nationale sur ce territoire rétrocédé par Londres en 1997.

L'Allemagne a annoncé, vendredi 31 juillet, qu'elle suspendait le traité d'extradition qui lie Berlin et Hong Kong, en réaction à l'imposition par la Chine d'une loi de sécurité controversée dans l'ancienne colonie britannique.

«Compte tenu des développements actuels, nous avons décidé de suspendre l'accord d'extradition avec Hong Kong», a expliqué dans un communiqué de presse le ministre des Affaires étrangères allemand Heiko Maas. Il a estimé que le report vendredi d'un an des législatives pour cause de coronavirus, au terme d'un mois marqué par la disqualification des candidats du mouvement pour la démocratie, constituait une «nouvelle atteinte aux droits des citoyens de Hong Kong». Et cela «préoccupe» beaucoup Berlin, a-t-il ajouté.

«Nous avons à plusieurs reprises clairement exprimé» le souhait que «la Chine respecte ses obligations» découlant du droit international. «Cela inclut la garantie des libertés et des droits garantis par la Loi fondamentale», a-t-il poursuivi. Et de préciser que cela incluait «notamment le droit à des élections libres et équitables. Les habitants de Hong Kong y ont droit».

Berlin a pris cette décision en réaction à la promulgation par la Chine fin juin, après une vague de manifestations pour les libertés à Hong Kong, de la loi concernant la sécurité nationale sur ce territoire rétrocédé par Londres en 1997. Elle prévoit notamment d'y punir les activités séparatistes, «terroristes», la subversion et les ingérences étrangères.

Vendredi soir, la cheffe de l'exécutif local hongkongais Carrie Lam, qui est nommée par Pékin, a annoncé le report des élections qui devaient permettre en septembre de renouveler le Conseil législatif (Legco, le Parlement). Cette décision a avivé la colère du mouvement pour la démocratie, qui avait enjoint Mme Lam de ne pas instrumentaliser la pandémie pour se protéger d'une déroute dans les urnes. (AFP)


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