L'Irak annonce un premier cas de coronavirus, contaminé par un citoyen iranien

  24 Février 2020    Lu: 256
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L'Irak a annoncé lundi son premier cas de contamination au nouveau coronavirus, un étudiant en religion iranien dans la ville sainte chiite de Najaf, alors que le pays a déjà interdit les voyages entre l'Irak et son grand voisin iranien.

Cet homme, âgé selon une source médicale, est le premier cas officiellement annoncé en Irak, un pays au système de santé totalement délabré qui accueille sur son sol de nombreux pèlerins et étudiants en religion venus d'Iran. Ce pays voisin est en première ligne face au coronavirus, avec le plus grand nombre de cas de décès en dehors de Chine, douze recensés jusqu'ici.

L'Irak, inquiet des décès en Iran et de l'annonce d'une première contamination au Koweït, également voisin, a fermé sa frontière à l'est avec les deux pays. Le pays a également interdit les voyages vers et depuis l'Iran jeudi, mais la direction provinciale de la Santé de Najaf affirme lundi dans son communiqué que le premier malade d'Irak était entré «avant l'interdiction d'entrée sur le territoire prononcée contre les Iraniens».

En Iran, la plupart des dernières contaminations ont eu lieu à Qom, une ville sainte à 150 km au sud de Téhéran qui revêt une importance particulière pour les chiites, une communauté fortement représentée au Liban, en Irak et au Koweït, ce qui alimente la psychose en Irak. Les Irakiens s'étaient déjà inquiétés de la diffusion du nouveau coronavirus en Chine, pays dont plusieurs compagnies pétrolières opèrent avec leur personnel en Irak. Alors que le bilan en Chine avoisine les 2.600 morts, l'entrée de tout étranger en provenance de Chine a été interdite en Irak. Les Irakiens sont d'autant plus inquiets que leur pays est en pénurie chronique de médicaments et compte moins de 10 médecins pour 10.000 habitants, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

AFP


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