Coronavirus : la France se prépare à une possible «épidémie»

  23 Février 2020    Lu: 559
Coronavirus : la France se prépare à une possible «épidémie» LUDOVIC MARIN / AFP

Le ministre de la Santé Olivier Véran se dit «attentif à la situation en Italie» où le premier ministre a prévenu qu'il pourrait recourir à l'armée pour surveiller les consignes de confinement.

La France se prépare à une possible «épidémie» du nouveau coronavirus, déclare le ministre de la Santé Olivier Véran, qui se dit «attentif à la situation en Italie». Dans un entretien au journal Le Parisien, il estime «très probable» la possibilité de nouveaux cas en France.

«Une épidémie? Nous nous y préparons», ajoute-t-il, évoquant notamment l'augmentation du «nombre de laboratoires équipés en tests de diagnostic pour atteindre une capacité de plusieurs milliers d'analyses par jour et sur tout le territoire, contre 400 aujourd'hui».

«Nous poursuivons également l'équipement en masques», poursuit-il. Il indique également avoir «réuni mardi une soixantaine de décideurs en matière de santé car le partage d'informations et le retour d'expérience sont essentiels».

«Bien sûr que c'est sérieux, et nous nous mettons en situation. Si l'épidémie atteint l'Europe, je veux que nous soyons pleinement opérationnels», souligne le ministre, se disant attentif à la situation en Italie.

Dans la péninsule, pays européen le plus touché, il y a un total de 79 malades à ce jour, parmi lesquels trois cas de contaminations connues depuis des semaines, contractées hors d'Italie. Deux septuagénaires ont succombé à la maladie ces derniers jours. le foyer se trouve à Codogno, près de Milan. Dans le nord du pays, environ 52.000 personnes se réveillaient ce dimanche 23 février dans des zones où «ni l'entrée ni la sortie ne sera autorisée sauf dérogation particulière», comme l'a annoncé le premier ministre Giuseppe Conte. Il a prévenu qu'il pourrait recourir à l'armée pour surveiller les points de contrôle. Le décret-loi pris samedi prévoit des sanctions pouvant aller jusqu'à trois mois de réclusion pour les contrevenants.

Concernant le dernier groupe de 28 Français rapatriés vendredi 21 février de Chine et placés en quarantaine dans un village vacances de Normandie, le ministre Véran souligne «qu'à ce stade, rien n'indique que l'un d'eux est infecté».

Un seul patient reste hospitalisé en France, rappelle le ministre, alors qu'un touriste chinois est mort à Paris et que dix autres patients sont guéris.

AFP


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