«Ceux qui ont ordonné et perpétré l'effusion de sang en janvier 1990 n'ont pas encore été punis»

  20 Janvier 2020    Lu: 812
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Ceux qui ont ordonné et perpétré un massacre en janvier 1990 n'ont pas encore été punis, a indiqué la Mission permanente de la République d'Azerbaïdjan auprès des Nations Unies dans un communiqué.

«Le 20 janvier 2020, l'Azerbaïdjan commémore le trentième anniversaire du « janvier noir ». Des milliers de personnes visitent aujourd’hui l’Allée des martyrs dans la capitale de l’Azerbaïdjan - Bakou - pour rendre hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour un Azerbaïdjan indépendant et prospère. À la fin des années 80, le peuple azerbaïdjanais était entré dans les rues et les places de Bakou et d'autres grandes villes pour protester contre les revendications territoriales illégales de l'Arménie voisine, les meurtres, la persécution et l'expulsion massive de plus de 200 000 Azerbaïdjanais de leurs terres ancestrales en Arménie et la politique injuste menée par les dirigeants de l'Union soviétique envers l'Azerbaïdjan et son intégrité territoriale. En réponse, la direction soviétique a recouru à la force pour supprimer la libre expression de la volonté populaire », selon le communiqué.

«Dans la nuit du 19 au 20 janvier 1990, à la suite d'une série de provocations orchestrées par les autorités centrales et le Comité de sécurité de l'URSS (KGB), les troupes soviétiques ont attaqué Bakou et d'autres grandes villes d'Azerbaïdjan.

À la suite d'un assaut militaire de grande ampleur, 131 civils ont été tués, 744 personnes ont été blessées et 841 ont été illégalement détenues ou arrêtées. Des soldats soviétiques ont également été observés exécutant des blessés, tirant sur des passants et des habitations, des magasins, des installations médicales et autres. Dans plusieurs cas, des chars et autres véhicules blindés ont écrasé même des véhicules stationnés.

Cependant, le « janvier noir » a donné un nouvel élan au mouvement de libération nationale. Le 22 janvier 1990, 2 millions de personnes ont assisté à la cérémonie funéraire des martyrs à Bakou. Le 18 octobre 1991, l'Azerbaïdjan a restauré son indépendance. En effet, le «janvier noir» n'est pas seulement une tragédie, mais aussi une victoire du peuple non armé sur le régime totalitaire. Ceux qui ont ordonné et perpétré l'effusion de sang en janvier 1990 n'ont pas encore été punis. L'Azerbaïdjan est déterminé à mettre fin à l'impunité pour les crimes odieux commis contre son peuple et à traduire les responsables en justice» lit-on dans le communiqué.

Azvision.az


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