Crash à Téhéran: 57 morts canadiens, et non pas 63

  11 Janvier 2020    Lu: 697
    Crash à Téhéran:   57 morts canadiens, et non pas 63

Le nombre des victimes canadiennes du crash d'un Boeing 737 ukrainien mercredi près de Téhéran a été revu à la baisse, passant de 63 à 57 morts sur un total de 176 passagers, a annoncé vendredi le ministre canadien des Affaires étrangères.

«Sur la base des informations les plus récentes que nous avons reçues, nous avons pu établir que le nombre de victimes canadiennes était non pas 63 mais 57», a expliqué François-Philippe Champagne lors d'une conférence de presse.

Cette différence s'explique notamment par de nouvelles informations obtenues lors de l'examen des documents de voyage des victimes, a-t-il indiqué. Le nombre total de passagers du Boeing 737 ukrainien qui avaient pour destination finale le Canada reste inchangé à 138, a-t-il ajouté.

Le premier bilan de la diplomatie ukrainienne faisait état de 82 Iraniens tués, 63 Canadiens, 10 Suédois, quatre Afghans, trois Allemands et trois Britanniques. Onze autres étaient ukrainiens, dont les neuf membres d'équipage.

Le chef de la diplomatie canadienne a par ailleurs confirmé que l'Iran avait délivré seulement deux visas à la douzaine de représentants canadiens attendus sur son territoire pour enquêter sur les circonstances du drame. «Le fait qu'il y ait déjà deux visas qui ont été émis, ça me donne espoir qu'on pourra rapidement résoudre le cas des dix autres visas dont on a besoin», a-t-il souhaité.

Les représentants canadiens, notamment de «l'Equipe permanente de déploiement rapide» du ministère canadien des Affaires étrangères et du Bureau de la sécurité des transports (BST), se trouvent en ce moment à Ankara. Il s'agit de 10 représentants consulaires et de deux enquêteurs du BST, a-t-il confirmé.

Le vol PS752 de la compagnie Ukraine Airlines International (UAI) s'est écrasé à l'ouest de Téhéran, très vite après son décollage. L'Iran a nié catégoriquement vendredi la thèse selon laquelle il aurait été touché par un missile iranien, piste privilégiée par plusieurs pays, notamment le Canada. (AFP)


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