Aux Etats-Unis, légère baisse des crimes motivés par la haine en 2018

  13 Novembre 2019    Lu: 391
Aux Etats-Unis, légère baisse des crimes motivés par la haine en 2018

Le nombre de crimes motivés par la haine signalés à la police fédérale américaine a enregistré une légère baisse en 2018 par rapport à l'année précédente, selon un rapport du FBI rendu public mardi 12 novembre.

Au total, 7120 infractions motivées par un préjugé contre une communauté ethnique, religieuse, sexuelle ou autre, ont été signalées au FBI par les forces de l'ordre locales, contre 7175 en 2017, indique ce rapport qui ne donne pas d'explication sur cette baisse. Cette infraction à circonstances aggravantes entraîne automatiquement une sentence plus sévère. Parmi ces crimes, six sur dix étaient motivés par «la race, l'ethnicité ou les ancêtres» de la victime. Ils ciblaient près d'une fois sur deux les Afro-américains. Victime de la pire attaque antisémite de l'histoire américaine lors de la fusillade de la synagogue de Pittsburgh, les juifs étaient les plus visés par les crimes basés sur la religion, avec 835 signalements. Plus de la moitié des victimes de ces infractions avaient subi des violences, plus ou moins aggravées. Selon le FBI, 22 viols étaient motivés par la haine. Les auteurs de ces crimes avaient été identifiés pour 6266 cas. Ils étaient majoritairement Blancs (53,6%) et Afro-américains (24%).

L'observatoire américain des groupes extrémistes, Southern Poverty Law Center, qui recense depuis 2014 les homicides commis par des «individus influencés par la droite radicale», assure pour sa part que l'année 2018 a été «la plus meurtrière» avec au moins quarante victimes aux Etats-Unis et au Canada. L'année 2017 avait été marquée par une manifestation de l'extrême droite à Charlottesville qui avait provoqué des affrontements entre néo-nazis et anti-racistes au cours de laquelle une femme avait été tuée par un sympathisant néo-nazi. Les militants d'extrême droite s'étaient notamment enhardis avec la rhétorique et les politiques anti-immigration du président républicain Donald Trump. Depuis, les autorités américaines ont fait de la lutte contre les suprématistes blancs une priorité et plusieurs sites extrémistes ont perdu leur accès aux réseaux sociaux.

Source: AFP


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