Cavusoglu dénonce la propagande noire contre l'opération Source de Paix

  21 Octobre 2019    Lu: 598
  Cavusoglu dénonce la propagande noire contre l

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu a dénoncé la propagande noire contre l'opération Source de Paix depuis le début.

Le chef de la diplomatie turque a prononcé un discours lors d'une session spéciale du TRT World Forum, organisé sous le thème de "Crise de la Globalisation : Risques et Opportunités", lundi à Istanbul.

Cavusoglu a noté que la Turquie, "n'ayant pas obtenu le soutien de ses alliés, a dû mener l'opération Source de Paix toute seule".

"Alors que nous travaillions pour créer une zone sécurisée avec les États-Unis, eux, ils continuaient à fournir des armes au YPG, a-t-il insisté. […] Notre objectif principal était de neutraliser les terroristes de l'autre côté de nos frontières, car ils menaçaient notre sécurité nationale. Nous avons aussi souhaité défendre l'intégrité territoriale de la Syrie […] et libérer les gens opprimés par le YPG et le PYD. […] Ainsi, nous avons seulement visé les terroristes, nous avons fait beaucoup d'efforts pour épargner les civils."

Le ministre a rappelé qu'au moins 1 335 civils avaient péri dans les raids aériens de la Coalition internationale contre Daech.

Il a aussi dénoncé "la propagande noire depuis le début de l'opération".

"Ce discours de 'Kurde-Turc' est très incorrect, a-t-il dit. Les Kurdes ne sont pas nos ennemis. Nous n'avons rien contre les Kurdes. Nous avons de bonnes relations en Irak du Nord et accueillons 350 mille Syriens kurdes. […] En outre, nous n'avons jamais utilisé d'arme chimique dans notre passé. Dire cela, c'est de la propagande noire aussi. Nous ne possédons aucune arme chimique dans nos inventaires. Par contre, le YPG/PYD attaque la Turquie depuis le début de l'opération. Ils ont tiré des mortiers sur nos villes, ont tué des civils, dont des bébés et des enfants. Nous avons 200 blessés et quatre martyrs. […] Nous avons déjoué un jeu, c'est pourquoi nous faisons face à une propagande noire."

Le ministre a ajouté que "le conflit syrien pourra être résolu seulement par les voies politiques", rappelant que la Commission constitutionnelle syrienne se réunira pour la première fois le 30 octobre à Genève, insistant qu'une solution politique requiert d'abord une situation apaisée sur le terrain.

"C'est ce que nous avons essayé de faire à Idleb, a-t-il expliqué. […] Nous avons neutralisé 2 000 terroristes avec l'opération Bouclier de l'Euphrate. Nous avons nettoyé une zone de 2 000 km2 avec l'opération Rameau d'olivier. Plusieurs personnes ont pu y retourner. […] Plus de 360 mille Syriens que nous accueillions, sont retournés à leur pays, dans ces deux régions."

Abordant aussi l'accord trouvé entre les États-Unis et la Turquie, Cavusoglu a noté : "un délai de 120 heures a été annoncé pour le retrait des éléments du YPG de la région. Il nous reste maintenant 35 heures. Si les terroristes ne se retirent pas dans 35 heures qu'il nous reste, l'opération reprendra. Les tirs de harcèlement ont continué, nous avons répliqué à ces tirs."

Le ministre a ajouté que les discussions d'Astana continuaient.

"Nous tiendrons une réunion importante avec le Président russe, Vladimir Poutine à Sotchi, demain (mardi)", a-t-il conclu.

AA


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