Les femmes les plus dangereuses de l’UE mises en avant par une campagne originale d’Europol

  18 Octobre 2019    Lu: 389
Les femmes les plus dangereuses de l’UE mises en avant par une campagne originale d’Europol

L'agence européenne de police criminelle Europol lance vendredi une nouvelle campagne choc pour capturer les femmes criminelles les plus recherchées des pays de l'Union européenne, soulignant que leurs crimes sont «aussi graves» que ceux commis par les hommes, rapporte l'AFP.

Dans le cadre de cette campagne intitulée «le crime n'a pas de sexe», un nouveau site interactif d'Europol dévoile d'une manière spectaculaire les visages de criminels en fuite recherchés par les polices de 21 pays de l'UE, a indiqué la porte-parole d'Europol Tine Hollevoet.

Parmi eux, 18 sont des femmes.

«Les gens pensent que d'habitude ces crimes ne sont pas commis par des femmes, mais ils le sont et ils sont aussi graves que ceux commis par les hommes», a-t-elle expliqué à l'AFP.
Les suspects sont sous le coup de chefs d'accusation comme le meurtre, le trafic d'êtres humains ou de drogue.

La page de présentation montre dans un premier temps la tête des suspects dissimulée derrière un masque terrifiant illuminé par des néons, avant que leur visage ne soit progressivement dévoilé, l'histoire de leurs crimes étant parallèlement racontée aux internautes.

Le visage du fugitif est révélé et les visiteurs du site «pourront voir si c'est un homme ou une femme», a ajouté Mme Hollevoet.

«L'objectif est d'attirer le plus grand nombre possible de visiteurs, l'expérience nous ayant appris que plus grand est le nombre de personnes ayant vu les fugitifs recherchés, plus grandes sont les chances de localiser et d'arrêter» ces derniers, a-t-elle poursuivi.
Par exemple, la France recherche Jessica Edosomwan, une Nigériane en fuite après le démantèlement par la police française d'un réseau de prostitution dans la région de Lyon à la fin de l'année 2007. Un total de 26 personnes avait été arrêté.

Le réseau exploitait une soixantaine de prostituées qui avaient été attirées en France avec la promesse d'un avenir meilleur et y avaient été introduites en passant par la Libye.

Les femmes étaient intimidées et leurs familles menacées, a indiqué la police française à l'AFP.

Le procès de suspects dans cette affaire doit débuter à Lyon le 6 novembre. Jessica Edosomwan se trouverait soit dans les pays du Benelux, soit en France ou en Italie, selon la police.

Une autre femme recherchée est la Hongroise Ildiko Dudas, 31 ans, accusée de trafic de drogue et d'abus à l'encontre d'enfants.

«Les enfants de la suspecte étaient très souvent amenés aux transactions de drogue», a indiqué Europol.
Dudas a été condamnée à six ans de prison pour des crimes commis entre 2011 et 2012. On ne sait pas où elle se trouve actuellement.

Cette nouvelle campagne d'Europol peut être vue sur le site www.eumostwanted.eu/crimehasnogender qui fournit également des instructions pour communiquer des renseignements à la police.

Sputnik


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