Le Brésil défend à l'ONU sa gestion des incendies en Amazonie

  10 Septembre 2019    Lu: 625
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Le Brésil a assuré mardi devant l'ONU à Genève «combattre la déforestation illégale», alors que la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme s'était déclarée la veille «profondément préoccupée par l'accélération drastique de la déforestation» en Amazonie.

«Le Brésil est pleinement engagé dans la lutte contre la situation actuelle dans la région amazonienne. Le gouvernement brésilien réaffirme son engagement dans la lutte contre la déforestation illégale», a déclaré l'ambassadrice brésilienne Maria Nazareth Azevedo, devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU. Le gouvernement du président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro a été vivement mis en cause ces dernières semaines par la communauté internationale en raison de la recrudescence de la déforestation et des incendies en Amazonie.

À l'occasion de l'ouverture lundi de la 42e session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, Michelle Bachelet, avait affirmé que les «incendies qui font actuellement rage dans la forêt tropicale peuvent avoir un impact catastrophique sur l'humanité». «Leurs pires effets sont subis par les femmes, hommes et enfants qui vivent dans ces régions. On ne connaîtra peut-être jamais le nombre total de morts et de blessés qui se sont produits ces dernières semaines en Bolivie, au Paraguay et au Brésil», avait ajouté l'ex-président chilienne.

Sept des neuf pays qui se partagent l'Amazonie, dont le Brésil où se trouve la majeure partie (60%), ont défini la semaine dernière en Colombie des mesures de protection de la plus grande forêt tropicale. Selon des données officielles provisoires, la déforestation de l'Amazonie au Brésil a pratiquement doublé entre janvier-août et la même période de 2018.

À Genève, l'ambassadrice brésilienne a assuré que ces incendies étaient un «phénomène saisonnier, fréquent pendant la saison sèche actuelle». Ils se situent à des niveaux similaires à la moyenne des 20 dernières années «et bien en deçà des chiffres des années 2002 à 2005, 2007 et 2010», a-t-elle déclaré. «L'appel lancé rapidement aux forces armées et à d'autres organismes publics pour qu'ils luttent contre ces incendies témoigne de notre engagement en faveur de l'Amazonie et du développement durable de la région», a-t-elle insisté. Climatosceptique, le chef de l'Etat brésilien a plusieurs fois exprimé son soutien à l'exploitation minière dans des réserves indigènes et des zones protégées.

AFP


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