Burkina: deuil national de trois jours après une attaque d'envergure contre l'armée

  23 Août 2019    Lu: 255
Burkina: deuil national de trois jours après une attaque d

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a décrété un deuil national de trois jours à compter de vendredi pour rendre hommage aux 24 militaires tués lundi à Koutougou, au cours d'une attaque attribuée à des groupes islamistes, la plus meurtrière perpétrée contre l'armée.

«Le président du Faso, président du conseil des ministres décrète : un deuil national de 72h, allant du vendredi 23 août à minuit au dimanche 25 août à 24h qui sera observé sur toute l'étendue du territoire national, à la mémoire des forces de défense et de sécurité (FDS) tombés suite à l'attaque terroriste du détachement militaire de Koutougou dans le sahel, le lundi 19 août 2019», indique un décret officiel. «Durant cette période, les drapeaux sont mis en berne sur tous les édifices publics et dans les représentations du Burkina Faso à l'étranger», souligne le décret. «Les réjouissances populaires, les manifestations à caractère récréatif sont interdites».

Lundi, 24 soldats ont été tués et 7 blessés dans une «attaque d'envergure» de «groupes armés terroristes» contre un détachement militaire à Koutougou, dans le nord du Burkina Faso. Cinq militaires «portés disparus» après cette attaque ont été retrouvés vivants, selon l'état-major général des armées. Il s'agit de l'attaque djihadiste la plus meurtrière subie par l'armée burkinabè. Jusque-là, l'attaque djihadiste la plus meurtrière contre l'armée burkinabé avait fait 12 morts à Nassoumbou, dans la même province du Soum (Nord), en décembre 2016. Une quarantaine d'assaillants, à bord de véhicules pick-up et de motos, avaient attaqué un poste militaire situé à une trentaine de km du Mali. L'armée burkinabè avait aussi subi un revers sans précédent en mars 2018, lorsqu'une attaque djihadiste avait dévasté son état-major général, en plein centre-ville de la capitale Ouagadougou, faisant huit morts.

Pays sahélien pauvre d'Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso s'enfonce depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à une douzaine de groupes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres à l'Etat islamique. Les attaques djihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l'est du pays, ont fait plus de 500 morts.

AFP


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