Emmanuel Macron à Boris Johnson : «L'avenir du Royaume-Uni ne peut se trouver qu'en Europe»

  22 Août 2019    Lu: 229
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«Je veux dire (au peuple britannique) que c'est à lui seul de choisir son destin», a précisé le président français jeudi 22 août en recevant le premier ministre britannique.

Emmanuel Macron et Boris Johnson se sont entretenus ce jeudi 22 août à l'Elysée, à quelques jours du G7 qui se tiendra à Biarritz du 24 au 26 août. Auprès de Boris Johnson, sur le perron de la résidence du président de la République, Emmanuel Macron a indiqué que «l'avenir du Royaume-Uni ne peut se trouver qu'en Europe», avant de préciser que le Brexit prévu pour le 31 octobre n'est «pas le choix de l'Union européenne».

«Je veux dire (au peuple britannique) que c'est à lui seul de choisir son destin», a également déclaré le président français. Il a aussi estimé qu'une solution sur le backstop «dans le cadre de ce qui a été négocié» était possible, mais que «nous ne trouverons pas en 30 jours un accord qui soit loin des bases».

«Je veux un accord», a quant à lui indiqué Boris Johnson à la presse, «je pense que nous pouvons avoir un accord et un bon accord». Le chef du gouvernement conservateur, qui s'est engagé à sortir «coûte que coûte» de l'Union européenne à cette date, s'est dit «fortement encouragé» par les discussions qu'il a eues la veille avec la chancelière allemande, Angela Merkel, à Berlin. «Nous avons suffisamment de temps pour trouver une solution pour la frontière», a assuré Johnson.

Merkel a laissé entendre mercredi soir que la Grande-Bretagne et l'Union européenne pourraient trouver d'ici un mois un terrain d'entente sur la question du «backstop», ou «filet de sécurité» à la frontière irlandaise qui empoisonne les débats sur le Brexit et dont Johnson réclame le retrait. «Les solutions techniques sont aisément disponibles», a assuré Boris Johnson, ajoutant que le Royaume-Uni ne veut «à aucun prix établir des contrôles à la frontière».

«Ce que la chancelière Merkel a dit hier, et qui correspond à l'esprit des échanges que nous avons eu depuis le début, c'est qu'il nous faut de la visibilité dans 30 jours», a déclaré le chef de l'Etat français, qui recevait le premier ministre britannique à l'Elysée pour un entretien. «Personne ne va attendre jusqu'au 31 octobre sans essayer de trouver une bonne solution», a-t-il ajouté.

Devant son homologue, Emmanuel Macron a insisté ce jeudi sur le respect de deux conditions concernant le «backstop» : «garantir la stabilité en Irlande» et «assurer l'intégrité du marché unique».

Le Figaro


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