Des pirates ont hacké les systèmes informatiques de la NASA

  24 Juin 2019    Lu: 223
Des pirates ont hacké les systèmes informatiques de la NASA

Le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA aurait été victime d’un piratage en avril 2018. Ce sont les  conclusions alarmantes du cabinet d’audit du Bureau de l’inspecteur général de l’agence spatiale. Cette cyberattaque aurait été effectuée à l’aide d’un Raspberry Pi (un nano ordinateur), non autorisé à se connecter aux systèmes de la NASA.

Un manque de sécurité criant

Le Jet Propulsion Laboratory aurait de nombreuses lacunes en termes de sécurité informatique. C’est embêtant pour un centre de recherche dont le système informatique renferme tant de secrets et de données dans le domaine de la robotique et de l’aérospatial. De nombreuses informations concernant la mission InSight sur Mars, ou encore les rovers Opportunity et Spirit y sont conservées.

Les progrès technologiques ne suffisent vraisemblablement pas à sécuriser le laboratoire américain. Dans le rapport des auditeurs, on peut lire que : « les faiblesses informatiques réduisent la capacité du JPL à prévenir, détecter et limiter les attaques ciblant ses systèmes et réseaux, tout en exposant les systèmes et les données de la NASA à une exploitation par des cybercriminels ».

Un Raspberry Pi aurait réussi à se connecter au réseau, sans y avoir été autorisé. Les conséquences sont lourdes pour la NASA : 500 Mo de données ont été dérobés.

Des conséquences qui auraient pu être dramatiques

Il semblerait que les informations volées concernent le Deep Space Network, un réseau de communication. Ce dernier est un élément clé de la stratégie de la NASA, pour assurer les liaisons avec ses vaisseaux et ses sondes spatiales.

Il est souvent considéré comme étant le système de télécommunication scientifique le plus vaste et le plus sensible au monde. Les pirates auraient pu exploiter leurs informations pour envoyer des signaux aux vaisseaux spatiaux de la NASA pour leur ordonner de réaliser les actions de leur choix. Heureusement, ce ne fut pas le cas.

Siècle Digital


Tags: Nasa   piratage