Pourquoi le manque de sommeil est-il mauvais pour le cœur ?

  24 Mai 2019    Lu: 445
Pourquoi le manque de sommeil est-il mauvais pour le cœur ?

En mars dernier, une étude révélait qu'environ un tiers des Français dorment en semaine, moins de six heures par nuit. Un temps de sommeil qui pourrait mettre en danger leur santé cardiovasculaire. Une conséquence de la perturbation de certains régulateurs physiologiques, estiment aujourd'hui les chercheurs.

Les personnes qui dorment peu courent un plus grand risque d'accident vasculaire cérébral et de crise cardiaque que les autres. Plusieurs études l'ont déjà montré. Et aujourd'hui, des chercheurs de l'université du Colorado (États-Unis) semblent avoir enfin mis au jour le mécanisme sous-jacent du côté des microARN.

Ces microARN, composés d'une vingtaine de nucléotides, constituent une des grandes voies de régulation de l'expression des gènes. Et c'est pourquoi les scientifiques s'y intéressent tout particulièrement. Ils espèrent que des traitements qui corrigeraient les signatures altérées de ces microARN pourraient permettre de lutter contre des maladies telles que le cancer.

Dormir au moins sept heures par nuit

Les chercheurs de l'université du Colorado ont donc mesuré chez leurs patients, l'expression de neuf microARN déjà associés par ailleurs à une inflammation, la fonction immunitaire ou la santé vasculaire. Résultat : les personnes qui ne dorment pas suffisamment présentent des concentrations de miR-125A, miR-126 et miR-146a de 40 à 60 % inférieures à celles de personnes qui dorment normalement.

 Nous ne savons pas pourquoi sept à huit heures de sommeil semblent correspondre à un nombre magique. Cependant, il est plausible que les personnes aient besoin d'au moins sept heures de sommeil par nuit pour maintenir les niveaux d'importants régulateurs physiologiques, tels que ces microARN », conclut Christopher DeSouza, professeur en physiologie. Des recherches sont en cours afin de déterminer si le rétablissement de saines habitudes de sommeil suffit à restaurer les concentrations de microARN.

Futura Sciences


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