Soudan: accord sur une période de transition de trois ans

  15 Mai 2019    Lu: 334
Soudan: accord sur une période de transition de trois ans

L’armée soudanaise a fait savoir tôt mercredi 15 mai être arrivée à un accord avec les représentants des manifestants sur une période de transition politique de trois ans devant préparer un transfert du pouvoir aux civils. Elle a également précisé que la composition du Conseil souverain et d’un exécutif serait décidée sous vingt-quatre heures.

C’est le général Yasser Atta, membre du Conseil militaire qui a pris le pouvoir après l’éviction du président Omar Al-Bachir, le 11 avril, qui a fait cette annonce. Jusqu’ici, les manifestants voulaient une période de transition de quatre ans alors que l’armée voulait l’écourter à deux ans.

Selon lui, les six premiers mois de cette phase transitoire de trois ans seraient consacrés à conclure des accords de paix avec les mouvements rebelles dans l’ouest et le sud du pays.

Commission d’enquête

Le général Atta a également fait état d’un accord sur les prérogatives et la composition de la future assemblée législative. Elle comprendra, a-t-il précisé, 300 membres et sera constituée à hauteur de 67 % par des représentants des manifestants, réunis au sein de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance du mouvement de protestation. Le reste sera occupé par les forces politiques non affiliées à l’ALC.

Cette coalition réclame un transfert du pouvoir à une autorité civile et s’appuie sur le soutien de manifestants qui campent devant le quartier général de l’armée à Khartoum depuis le 6 avril. Le haut gradé soudanais n’a pas fait état d’un accord sur la composition du Conseil souverain, qui sera la haute autorité de la période de transition.

Un représentant de l’ALC, Madani Abbas Madani, a confirmé ces accords et expliqué que les deux parties ont décidé de former une commission d’enquête sur les violences qui ont fait, lundi soir, six morts et de nombreux blessés. L’ALC et l’ambassade des Etats-Unis à Khartoum ont attribué ces violences à l’armée, qui a, elle, accusé des « éléments infiltrés » cherchant à faire dérailler le processus politique.

Le Monde


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