Kazakhstan: le nouveau président veut rebaptiser la capitale Nazarbaïev

  20 Mars 2019    Lu: 983
  Kazakhstan:   le nouveau président veut rebaptiser la capitale Nazarbaïev

Le nouveau président par intérim du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, a proposé aujourd'hui de rebaptiser la capitale Astana «en l'honneur» de son prédécesseur Noursoultan Nazarbaïev, qui a annoncé sa démission la veille après près de 30 ans de pouvoir.

Dans sa première annonce après son investiture par le Parlement, Kassym-Jomart Tokaïev a suggéré de rebaptiser la capitale du Kazakhstan «Noursoultan». Jusque là président du Sénat kazakh, 65 ans, a prêté serment aujourd'hui et doit occuper la tête de l'Etat jusqu'à la prochaine élection présidentielle prévue en avril 2020.

«Hier, le monde a été témoin d'un événement historique», a déclaré le nouveau président à l'issue d'une cérémonie en grande pompe, saluant la décision «sage» du «réformateur» Noursoultan Nazarbaïev. Présent lors de la cérémonie, il a été applaudi pendant plusieurs minutes par les députés et les sénateurs alors qu'il prenait place. «L'opinion de Nazarbaïev sera d'une importance spéciale, certains pourraient dire prioritaire, dans le développement et l'adoption des décisions stratégiques», a ajouté le nouveau président.

Astana, ville de 800.000 habitants aux gratte-ciel futuristes, est sortie des steppes du Kazakhstan par la volonté de Noursoultan Nazarbaïev et est devenue la capitale du pays d'Asie centrale en 1997, à la place d'Almaty, située 1000 kilomètres plus au sud. Nazarbaïev a pris la tête du Kazakhstan alors que celui-ci était encore une république soviétique en 1989, en tant que premier secrétaire du Parti communiste, et avait conservé le pouvoir après son indépendance en 1991.

Réélu à quatre reprises à une majorité écrasante lors d'élections jamais reconnues comme libres et justes par les observateurs internationaux. Malgré sa démission, il disposera de pouvoirs étendus après son départ en conservant la présidence du parti au pouvoir et du Conseil de sécurité, instance dotée d'un statut constitutionnel par une loi votée en 2018, en plus de son titre de «Père de la Nation» qui lui garantit l'immunité judiciaire.

AFP


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