Elections: Tusk dénonce les forces extérieures "anti-européennes"

  05 Mars 2019    Lu: 384
Elections: Tusk dénonce les forces extérieures "anti-européennes"

Le président du Conseil européen Donald Tusk a dénoncé mardi les forces extérieures "anti-européennes" qui cherchent à influencer le résultat des élections, à trois mois du renouvellement du Parlement de Strasbourg.

"Il y a des forces extérieures anti-européennes, qui cherchent - ouvertement ou secrètement - à influencer les choix démocratiques des Européens, comme cela a été le cas avec le Brexit et un certain nombre de campagnes électorales en Europe. Et cela pourrait être de nouveau le cas avec les élections européennes en mai", a déclaré Donald Tusk, lors d'une conference de presse à Bruxelles.

"C'est la raison pour laquelle j'appelle tous ceux qui ont le souci de l'Europe à coopérer étroitement pendant et après les élections européennes. Ne permettez pas aux partis politiques qui sont financés par des forces extérieures, hostiles à l'Europe, de décider des priorités de l'UE, et du nouveau leadership des institutions européennes", a lancé M. Tusk, un ancien Premier ministre polonais.

Il réagissait à la tribune publiée mardi dans des médias européens par le président français Emmanuel Macron.

Citant une phrase du président français dans sa tribune - "Notre liberté première est la liberté démocratique, celle de choisir nos gouvernants là où, à chaque scrutin, des puissances étrangères cherchent à peser sur nos votes" - M. Tusk a ajouté qu'il "soutenait totalement sa façon de penser".

Sans nommer la Russie, M. Macron s'est inquiété dans sa tribune des ingérences extérieures dans les démocraties européennes et à ce titre veut "interdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères". Il envisage également la création d'une "Agence européenne de protection des démocraties", visant à protéger les élections "contre les cyberattaques et les manipulations".

Cette inquiétude fait écho à celle de la Commission européenne qui a dévoilé en décembre un "plan d'action" contre la désinformation en ligne, agitant le spectre d'"ingérences russes" dans le scrutin de fin mai.

AFP


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