Trop tôt pour parler d'une victoire contre l'EI, avertit un général

  15 Février 2019    Lu: 574
Trop tôt pour parler d

Le général dirigeant les forces spéciales américaines a mis en garde jeudi contre l'utilisation du terme «victoire» contre le groupe État islamique (EI) en Syrie, où les djihadistes défendent toujours leur dernier réduit.

En annonçant en décembre le retrait prochain des quelque 2000 soldats américains (en majorité membres des forces spéciales) positionnés en Syrie, le président Donald Trump avait assuré que les États-Unis avaient «gagné».

Lors d'une audience vendredi devant la commission des Forces armées du Sénat, un sénateur a demandé au général Raymond Thomas à quoi ressemblerait une victoire en Syrie.

«J'hésiterais à utiliser le mot victoire à la place de celui d'objectif», a répondu le haut gradé.

«L'objectif est de réduire la menace dans cette région-là», a-t-il ajouté. «Nous sommes sur le point de réduire cette menace et [...] en train de déterminer quelle capacité résiduelle doit rester en place dans la région pour faire en sorte que nous garantissions cet objectif», a encore dit le général.

Depuis l'annonce de M. Trump, des responsables américains ont tenu à minimiser la proclamation d'une victoire nette contre l'EI, soulignant que le groupe extrémiste continuerait à représenter une menace après avoir perdu le contrôle de son «califat».

Le général Thomas a également affirmé qu'il n'était pas sûr de ce à quoi ressemblerait, au final, la situation en Syrie.

«C'est l'un des défis les plus complexes que nos forces aient affrontés depuis un certain temps», a-t-il dit.

Quant aux combattants kurdes soutenus par Washington qu'un retrait américain rendrait vulnérables face à la Turquie, «nous travaillons à des solutions pour garder un contact (avec eux) et un certain niveau de soutien», a dit le responsable américain.

AFP


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