Syrie: Moscou, Téhéran et Ankara voient un retrait américain comme un «pas positif»

  14 Février 2019    Lu: 588
    Syrie:   Moscou, Téhéran et Ankara voient un retrait américain comme un «pas positif»

Le retrait annoncé par Donald Trump des 2000 membres des forces américaines de Syrie est considéré comme "un pas positif" par l'Iran, la Turquie et la Russie, a déclaré aujourd'hui Vladimir Poutine à l'issue d'un sommet entre les trois pays.

"Les discussions ont tourné sur l'influence qu'aura l'annonce du plan des Etats-Unis de retrait des troupes américains des régions nord-est du pays sur le développement futur de la situation en Syrie", a déclaré le président russe lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet à trois sur la Syrie organisé à Sotchi, dans le sud-ouest de la Russie. "Notre point de vue commun est que la réalisation de cette étape serait un point positif qui aiderait à stabiliser la situation", a affirmé Vladimir Poutine. Le président iranien Hassan Rohani a de son côté estimé que les discussions entre les trois dirigeants avaient été "extrêmement positives et ouvertes".

"Idleb fait partie de la Syrie et il faut la nettoyer des terroristes", a-t-il déclaré au sujet de la dernière région syrienne aux mains des rebelles, précisant à l'attention de la Turquie que "la sécurité des pays voisins de la Syrie doit aussi être garantie". Selon Vladimir Poutine, les trois dirigeants ont également convenu de "renforcer la coopération" dans le cadre du processus d'Astana, qui rassemble Moscou et Téhéran, alliés du régime syrien, et Ankara, soutien des rebelles. Ce processus a progressivement éclipsé les négociations parrainées par l'ONU, sans parvenir à un règlement définitif du conflit.

Le dernier sommet entre les présidents iranien, turc et russe, organisé en septembre en Iran, avait fait apparaître au grand jour leurs divergences concernant le sort d'Idleb.

AFP


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