Algérie : un conseiller de Bouteflika à la tête du Conseil constitutionnel

  11 Février 2019    Lu: 750
Algérie : un conseiller de Bouteflika à la tête du Conseil constitutionnel

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a nommé dimanche un de ses conseillers, Tayeb Belaiz, à la tête du Conseil constitutionnel, a annoncé l'agence de presse officielle APS. 

Ancien magistrat et ex-ministre de la Justice, M. Belaiz, 70 ans, a déjà présidé le Conseil constitutionnel de mars 2012 à septembre 2013. 

A l'époque, les appels s'étaient multipliés, en vain, pour que le Conseil lance une procédure d'empêchement de M. Bouteflika, victime en 2013 d'un AVC et hospitalisé en France durant 80 jours. 

M. Belaiz avait quitté ses fonctions au Conseil après avoir été nommé ministre de l'Intérieur, puis en 2015, conseiller spécial de M. Bouteflika. 

Il remplace Mourad Medelci, décédé en janvier des suites d'une maladie à l'âge de 76 ans. 

Composé de 12 membres, le Conseil constitutionnel est chargé de valider les candidatures à la présidentielle, de contrôler la régularité du scrutin et d'en proclamer les résultats définitifs. 

Il est aussi chargé de lancer la procédure de constat d'empêchement du chef de l'Etat pour "cause de maladie grave et durable" et de constater la vacance définitive de la présidence, en cas de décès ou de démission de celui-ci. 

Quatre membres du Conseil, dont le président et vice-président, sont nommés par le chef de l'Etat, deux sont élus par chacune des deux chambres du Parlement, deux par la Cour suprême et deux par le Conseil d'Etat. 

Les candidats à la présidentielle du 18 avril ont jusqu'au 3 mars à minuit (23H00 GMT) pour déposer leur dossier au Conseil constitutionnel. 

Agé de 81 ans, M. Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, a annoncé dimanche sa candidature à un 5e mandat.

AFP


Tags: Algérie