L'université d'Oxford prend ses distances avec Huawei

  18 Janvier 2019    Lu: 606
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L'université d'Oxford a suspendu tout financement en provenance du géant chinois des télécommunications Huawei, pointé du doigt dans plusieurs pays qui l'accusent de liens supposés avec Pékin, l'entreprise indiquant aujourd'hui ne pas avoir été informée de cette décision.

Géant mondial des équipements télécoms, Huawei est soupçonné de poser un problème de sécurité nationale dans plusieurs pays dont les États-Unis, l'Australie et le Japon, qui lui ont interdit de bâtir un réseau d'internet ultrarapide 5G. Des médias se sont aussi fait l'écho de doutes en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. 

Sa fille, Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, est au centre d'une querelle diplomatique impliquant Chine, Canada et États-Unis. A la grande fureur de Pékin, elle a été arrêtée à Vancouver le 1er décembre, sur demande de la justice américaine qui la soupçonne de complicité de fraude pour contourner les sanctions contre l'Iran. La justice américaine a également ouvert une enquête sur des soupçons de vols de technologies par le groupe chinois.

En outre, la semaine dernière un de ses directeurs en Pologne a été arrêté par les services de sécurité polonais pour des soupçons d'espionnage. Huawei l'a licencié dans la foulée soulignant que "cet incident avait eu des effets néfastes sur (sa) réputation mondiale".

AFP


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