Trump souhaite travailler avec Erdogan sur les préoccupations sécuritaires turques en Syrie

  15 Janvier 2019    Lu: 835
  Trump souhaite travailler avec Erdogan sur les préoccupations sécuritaires turques en Syrie

La Maison Blanche a annoncé, lundi, que le président américain, Donald Trump, a exprimé son souhait de collaborer avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, pour discuter des préoccupations sécuritaires turques concernant le nord-est de la Syrie.

C'est ce qui ressort d'un communiqué rendu public par la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, sur le contenu de l'entretien téléphonique de Trump avec Erdogan lundi soir.

Le communiqué indique que les présidents Erdogan et Trump ont discuté, par téléphone, des relations bilatérales notamment du retrait américain de la Syrie, et de la coopération bilatérale à cet égard.

Le communiqué ajoute que "Trump a souligné l'importance du fait que la Turquie n'a pas maltraité les Kurdes (en Syrie) et les forces syriennes démocratiques qui ont coopéré avec Washington pour vaincre Daech".

Il affirme que "le chef d'état-major américain, le général Joseph Dunford, tiendra mardi une rencontre avec son homologue turc, Yasar Guler, où ils discuteront de la coopération bilatérale en Syrie".

Plus tôt dans la journée de lundi, des sources à la Présidence turque ont annoncé que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est entretenu avec son homologue américain Donald Trump, sur la mise en place d'une zone exempte de terrorisme dans le nord de la Syrie.

Les sources ont ajouté que le Chef de l’Etat turc a rappelé à son homologue américain que la Turquie n'a aucun problème avec les Kurdes.

Elles ont ajouté que Erdogan a indiqué que la Turquie "combat les groupes terroristes qui menacent sa sécurité nationale".

"Les deux dirigeants ont souligné la nécessité d'appliquer "la feuille de route de Menbij" et de ne donner aucune occasion à ceux qui tentent d'empêcher le retrait américain de la Syrie.

L'entretien téléphonique intervient après un tweet publié par Trump, auquel la Turquie s'est fortement opposée.

Dimanche, Trump a déclaré sur Twitter que "les troupes de son pays ont commencé à se retirer de la Syrie et que la lutte contre l'organisation terroriste Daech se poursuivrait". 

Il a ajouté une menace économique à la Turquie si celle-ci battait l'organisation terroriste YPG/PKK.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a répondu que son pays a informé Washington qu'il ne craignait aucune menace et que ce dernier ne pouvait atteindre ses objectifs en menaçant de "détruire" l'économie turque. 

Le porte-parole de la Présidence turque, Ibrahim Kalin, a également appelé Trump à respecter le partenariat entre Washington et Ankara. 

"Monsieur Trump, c'est une grave erreur d'assimiler les Kurdes à l'organisation terroriste PKK, inscrite sur la liste des organisations terroristes des États-Unis, et dont la branche en Syrie est le YPG/PYD", a-t-il déclaré sur Twitter.

"Les terroristes ne peuvent pas être des partenaires et des alliés, la Turquie attend des États-Unis qu'ils respectent notre partenariat stratégique", a-t-il ajouté.

AA


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