La collision au large de la Corse due à des erreurs humaines, selon un rapport d'enquête

  07 Janvier 2019    Lu: 546
La collision au large de la Corse due à des erreurs humaines, selon un rapport d

La collision entre un navire tunisien et un porte-conteneur chypriote qui avait entraîné une pollution au large de la Corse en octobre est due à une rocambolesque série d’erreurs humaines, selon un rapport d’enquête présenté à Tunis lundi.

Cette collision survenue de plein fouet, intervenue le 7 octobre au matin alors que le bateau chypriote était à l’arrêt, avait nécessité plusieurs jours de manœuvres pour désencastrer les navires et pomper les 600m3 de carburant qui s’étaient échappés de leurs soutes.

Selon le rapport de la commission d’enquête tuniso-franco-chypriote, présenté lundi par le ministère tunisien des Transports, l’officier de quart tunisien de l’Ulysse bavardait au téléphone, et son homologue sur le porte-conteneurs chypriote Virginia n’a pas non plus été attentif aux alarmes des radars.

Le Virginia avait en outre jeté l’ancre au milieu d’une véritable «autoroute de la mer», selon ce rapport.

«Cet accident est dû à une erreur humaine partagée entre l’équipage du navire tunisien et celui du navire chypriote», a déclaré Youssef Ben Romdhane, directeur général du transport maritime au sein du ministère tunisien du commerce.

«Le capitaine du navire tunisien était occupé (...) à passer des appels téléphoniques privés. Il était loin de l’écran radar qui prévient en cas de danger. Il était seul», a-t-il précisé à l’AFP.

En outre, le navire chypriote mouillait dans une zone «non adéquate», a-t-il ajouté. «Selon le témoignage d’un gradé de la tour de contrôle en Corse, c’est la première fois qu’un navire mouille à cet endroit», situé sur «une route maritime utilisée par les navires marchands».

Le Virginia aurait jeté l’ancre là sous pression de son armateur, a indiqué M. Ben Romdhane, citant le rapport d’enquête.

Les deux navires ont le même assureur.

Ce dernier a estimé à 13,5 millions d’euros maximum le montant total des dommages subis par les navires, sans compter le nettoyage des côtes évalué provisoirement à 10 millions d’euros environ, selon M. Ben Romdhane.

La justice maritime devra trancher et établir les responsab


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