UE: Maros Sefcovic en lice pour succéder à Juncker

  17 Septembre 2018    Lu: 744
UE: Maros Sefcovic en lice pour succéder à Juncker

Le commissaire européen slovaque Maros Sefcovic, actuellement chargé du dossier de l'Energie, a annoncé aujourd'hui qu'il entrait dans la course pour être le candidat des socialistes européens à la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de l'exécutif européen en 2019.

Ce diplomate de carrière, âgé de 52 ans, est le premier candidat officiel à l'investiture parmi les Socialistes et démocrates (S&D), qui constituent le deuxième plus important groupe politique au Parlement européen derrière celui du PPE (centre-droit/droite).

Neuf partis nationaux "membres du Parti des socialistes européens à travers l'Europe m'ont apporté leur soutien, comme requis par nos règles internes", a déclaré devant la presse à Bruxelles M. Sefcovic, qui est l'un des vice-présidents de la Commission. Le Slovaque avait déjà été commissaire avant l'équipe composée en 2014 par Jean-Claude Juncker, accumulant au total près de 10 ans au sein de l'exécutif européen.

Parmi ses priorités en tant que candidat socialiste, il a cité aujourd'hui devant la presse la lutte contre les inégalités et son souhait "d'augmenter le sentiment de stabilité et de sécurité" des Européens, ainsi que celui "d'appartenir à notre projet commun européen". "Dans toute l'Europe, nous entendons parler de solutions simplistes fondées sur des visions populistes, anti-européennes ou xénophobes", qui "abusent du sens du patriotisme", a dit M. Sefcovic. "Notre responsabilité en tant que politiciens est de comprendre pourquoi certains de nos concitoyens y répondent", a-t-il poursuivi.

Parmi les autres candidats socialistes possibles à la succession de M. Juncker, les noms du Français Pierre Moscovici, actuel commissaire aux Affaires économiques, et du Néerlandais Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission, sont souvent cités, mais ils n'ont pas annoncé officiellement leurs intentions. Du côté du PPE, dont est issu M. Juncker, l'Allemand Manfred Weber, chef de file de la droite au Parlement européen, est le premier à avoir déposé sa candidature, avec le soutien de la chancelière allemande Angela Merkel. Lundi, les Verts européens ont annoncé la candidature de quatre des leurs, la Belge Petra De Sutter, le Néerlandais Bas Eickhout, l'Allemande Ska Keller et le Bulgare Atanas Schmidt. Les écologistes comptent choisir parmi eux lors d'un congrès à Berlin, du 23 au 25 novembre, un duo --un homme, une femme-- de candidats.

Chaque famille politique européenne doit annoncer quel sera son candidat pour prendre la tête de la Commission après les élections européennes prévues en mai 2019. C'est le Conseil européen, composé des chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'UE, qui a le rôle de désigner un candidat pour la présidence de la Commission, lequel doit toutefois ensuite recueillir une majorité de suffrages du Parlement européen. Les eurodéputés exigent par conséquent que le Conseil européen désigne comme candidat la tête de liste ("Spitzenkandidat" selon le terme allemand souvent utilisé) désignée par le parti qui aura remporté le plus de sièges aux élections européennes. Mais le Conseil européen refuse de s'engager à respecter cette procédure, qui avait été utilisée pour le choix de M. Juncker en 2014.

AFP


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