Le danger des sanctions US pèse sur Nord Stream 2, selon The Wall Street Journal

  19 Août 2018    Lu: 837
Le danger des sanctions US pèse sur Nord Stream 2, selon The Wall Street Journal

Washington pourrait introduire des sanctions contre le gazoduc Nord Stream 2 d’ici quelques semaines, écrit The Wall Street Journal. La Russie et l’Allemagne ont déjà annoncé qu’elles étaient prêtes à contrecarrer ces mesures restrictives.

Le gouvernement américain est en train d'élaborer un train de sanctions contre les entreprises impliquées dans la construction du gazoduc Nord Stream 2, a fait savoir samedi The Wall Street Journal en se référant à plusieurs responsables américains. Selon le média, ces mesures restrictives pourraient être adoptées d'ici quelques semaines. La Maison-Blanche a refusé de commenter ces informations.

The Wall Street Journal a rappelé qu'auparavant Washington avait déjà tenté d'entraver la construction du gazoduc Nord Stream achevé en 2011. Mais ses mesures n'avaient pas été suivies d'effets.

Ces informations sont apparues le jour de la rencontre entre Vladimir Poutine et Angela Merkel qui se sont mis d'accord sur la nécessité de protéger ce projet contre de possibles sanctions américaines.

Vladimir Djabarov, vice-président du comité pour les Affaires internationales de la Douma (chambre basse du parlement russe), a déclaré que la Russie était prête à l'introduction de sanctions américaines qui, selon lui, ne pourront pas empêcher la construction du gazoduc Nord Stream 2.

Le 11 juillet le Président américain avait qualifié l'Allemagne de «prisonnière de la Russie» puisque, selon lui, elle «tire une grande partie de son énergie de la Russie».

Le gazoduc Nord Stream 2, qui reliera la Russie à l'Allemagne, aura une capacité de 55 milliards de mètres cubes de gaz par an. Le projet a un coût estimé à près de 10 milliards d'euros. Les partenaires de Gazprom dans le projet sont Engie, OMV, Shell et deux sociétés allemandes, BASF et Uniper.

Les États-Unis tentent, quant à eux, de tuer le projet dans l'œuf: le 23 mai, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo avait déclaré que les États-Unis étaient prêts à «sauver» l'Europe de sa dépendance au gaz russe et avait promis de mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour que le projet de Nord Stream 2 ne voie jamais le jour.

Sputnik


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